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  • Le coeur lourd

    Ce n'était pas mon chien et pourtant, je le voyais presque tous les jours. Une porte qui s'ouvrait, le bruit caractéristique de ses pattes sur le carrelage annonçait sa visite. Pas une fête de famille sans son nez dépassant, au dessus de la nappe, reniflant les plats à venir.

    Ses grands yeux si expressifs vous donnaient envie de le protéger et de l'aimer. C'était un animal profondément gentil. Après le décès de son premier maître, il avait retrouvé une famille où il était heureux, choyé et aimé. Il a vécu une jolie vie de toutou, partageant le quotidien et les vacances, les bons moments et les jours de pluie où il venait consoler la personne en souffrance. Il suffisait qu'il soit là, tende son museau et vous regarde pour que vous vous sentiez mieux.

    Nous savions tous qu'il était devenu un papy-chien. Nous l'entourions d'affection, de caresses et de biscuits car il était très gourmand (et tout mince).

    Ce n'était pas mon chien et pourtant, je le pleure. Dans un premier temps, c'est le quotidien qui est le plus dur à supporter, les petits habitudes. Si j'ai le sentiment de l'entendre ou de le voir dans ma maison, je sais que cela est encore plus terrible pour sa famille et j'espère pouvoir les soutenir et les aider à vivre ce moment difficile . Certains bons souvenirs reviennent déjà et s'ils sont encore douloureux, ils apportent tout de même du réconfort.