30.06.2008
"La princesse des glaces"- Camilla Läckberg (Actes noirs chez Actes sud)

Attirée par une critique dans Elle (serait- ce la nouvelle Bible ?), convaincue par l’enthousiasme de Mam’zelle Poupée dont je vous conseille de lire sa critique, j’ai fait l’acquisition de ce roman, qui n’est pas un énième tome de la saga Millénium comme pourrait le laisser penser sa couverture, le livre est édité lui aussi par Actes Sud, dans la collection Actes Noirs.
Suède, petit village de Fjällbacka, Erica s’est installée dans la maison de famille après le décès de ses parents et doit finir d’écrire la biographie d’un auteur suédois. Comme si ce n’était déjà pas assez dur pour elle de se mettre au travail dans ces conditions, voilà qu’elle découvre, avec son voisin, le cadavre de sa meilleure amie d’enfance, dans sa baignoire ! Même si des dizaines d’années se sont passées de leur enfance commune, Erica a du mal à croire qu’Alex ai pu se suicider et se retrouve, malgré elle au cœur de l’enquête.

Une des réussites de ce roman est de décrire des personnages avec beaucoup de justesse. De la commère du coin à la famille de la victime, de la famille d’Erica et de ses anciens amis qui ressurgissent, on peut se faire une idée précise de ces personnes et de l’environnement de cette petite ville sur le déclin, bien isolée en hiver. On y retrouve « l’atmosphère » des villages où chacun se connaît et guette les autres. Le décès d’Alex va provoquer bien des questions, au sein de la communauté…
Erica est elle-même très attachante : c’est une femme de 34 ans qui gère tant bien que mal sa vie. Si elle aime son job, elle cherche l’inspiration et aspire à écrire son premier roman. Elle jongle avec quelques kilos qui s’affichent (en trop, bien sur !) sur la balance le matin mais n’hésite pas à manger un petit pain à la cannelle pour se remonter ou à préparer un bon dîner. Elle aime la vie et constitue une vraie bouffée d’air frais. Il n’est pas difficile de s’identifier à Erica et c’est en grande partie, grâce à elle, que j’ai tant aimé ce roman !
L’intrigue en elle-même est très bien construite, on suit pas à pas les avancées de l’enquête, soupçonnant, pressentant des choses sans pour autant mettre le doigt sur le coupable, le dénouement se révèle surprenant ! Beaucoup de réflexion compose la trame de l’intrigue, pas de détails ragoûtants, une bonne dose de suspense, l’ensemble n’est pas sans rappeler la vie de notre amie JB Fletcher, de la série Arabesque !
A noter que l'auteur a l'âge de son héroine et ce qui est peut-être un détail mais j'aime bien lorsque la bouille d'un auteur me semble aussi sympa que ses écrits ;).

En refermant ce roman que j’ai adoré (et qui fait partie de mes préférés maintenant), je n’avais qu’une envie : découvrir les autres livres ( déjà 4 tomes) mettant en scène Erica, et déjà parus en Suède ! Croisons les doigts pour qu'Actes Sud se décide à les éditer très vite !
Si je n’avais qu’un livre à vous conseiller pour les vacances, ce serait celui-là. Le dépaysement et le suspense sont garantis !
Bonus: j'ai eu un réel coup de coeur pour les bibliothèques rangées selon les couleurs des livres chez Anne- So ou encore Camille. Voilà une bonne idée pas futile du tout qui me donne envie d'accorder un peu de temps et de rangement à mes propres livres ;).
09:00 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : la princesse des glaces, camilla läckberg, roman, actes sud
26.06.2008
De sombres lectures ...*
Découvrez E.S. Posthumus!
Au milieu des mes livres souvent qualifiés (à tort) de "guimauve " (le proche est un être taquin), se cachent des textes bien plus durs. Très bien écrits, ils explorent ce que l’être humain peut avoir de plus obscur.
Il y a encore quelques années, j’aurais été comme le personnage de Joey Tribbiani dans Friends, qui cache dans le frigo, le livre qui lui fait si peur (impossible de me souvenir du roman en question, celui de Rachel : Little women peut être ? Je suis presque sure qu’il a échangé un Stephen King. Fans de la série, n’hésitez pas à rafraîchir ma mémoire de poisson rouge !).
Prenant peur à minuit dans la maison familiale endormie à cause d’un Mary Higggins Clark, je ne pense pas que j’aurais été capable de venir à bout de tels écrits sans en rêver la nuit ou sursauter au moindre bruit.
Pourtant depuis Agatha Christie découverte à l’âge de 12 ans, je n’ai cessé d’aimer les romans policiers, préférant cependant les intrigues résolues autour d’un thé aux enquêtes de Patricia Corwnel par exemple, jurant alors que jamais, je ne pourrais me plonger dans les aventures de Kay.
C’était avant …

"Sur ma peau" - Gillian Fynn
Thriller vraiment prenant où L’héroïne va devoir affronter le passé et ses propres démons pour résoudre les meurtres perpétrés dans la ville de son enfance. Certains passages sont difficiles, il faut surmonter la souffrance et les angoisses qui serrent cette jeune femme pour enfin, venir à bout de cette histoire et faire face à un dénouement terrifiant.

" Un tueur si proche"- Ann Rule
Si le premier livre est heureusement une fiction et permet de prendre alors un certain recul, par rapport aux évènements, le récit d’Ann Rule se base, au contraire sur des faits réels qui vous glacent le sang. Quand elle a rencontré Ted Bundy, dans les années 70 au centre d’appels d’urgences Seattle, l’auteur était d’imaginer quel personnage se cachait derrière l’étudiant aimable et attentionné…
Parce qu’elle écrivait déjà sur des faits divers, qu’elle a fait partie elle-même de la police et qu’elle a pu garder des liens étroits avec les autorités, suivre les faits au jour au jour, elle a décidé de présenter son enquête, n’omettant pas de préciser ses sentiments à l’égard de cet homme dont elle a douté de la culpabilité, dans un premier temps puis avec qui, elle a continué d’échanger, jusqu’au bout.
Le nombre de crimes commis par ce dernier restera inconnu, notre homme s’étant révélé être l’un des plus grands serials killers de l’histoire des Etats-Unis.
L’analyse des faits présente une trame prenante : le lecteur se sent littéralement happé .
Les détails des crimes sont horribles, certains passages insoutenables. Ann Rule montre cependant beaucoup de respect vis-à-vis des jeunes femmes disparues, permettant de les présenter en tant que personnes et non plus seulement comme les victimes de ce monstre. C’est sans doute, notre besoin de comprendre cette horreur, dans la mesure du possible qui l’emporte et qui nous fait tourner les pages, frénétiquement. Pour ma part, j’ai vraiment eu l’impression de m’expatrier à chaque page, de remonter le temps et pouvoir ressentir la peur de la population et l’impuissance de la police, notamment dans l’état de Washington.
On ne sort pas sans questions d’une telle lecture. La violence d’un seul homme nous dépasse. Ce sont des pages très éprouvantes, qui nécessitent de revenir à des histoires plus légères, sous peine de devenir un brin paranoïaque en sortant de chez soi mais elles se révèlent enrichissantes et passionnantes.
* Note dédicacée à Mam'zelle Poupée qui me prouve, chaque jour, que l'on peut être une fille qui aime Hello Kitty et ce genre de romans :).
11:45 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : livre, ann rule, gillian flynn
17.06.2008
"Les yeux jaunes des crocodiles" - Katherine Pancol (Livre de Poche)
Une couverture colorée, un résumé plus que flou au dos du livre «"Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie. " et de nombreux avis enthousiasmes auront fini par me faire céder et lire mon premier Pancol. Qui ne sera certainement pas le dernier.
Il était une fois une famille comme tant d’autres, où Madame Mère, une femme peu avenante, domine son monde. Elle a deux filles, de son premier mariage. Iris, l’aînée, belle et brillante que tout le monde regarde et envie et Joséphine qui se décrit elle-même comme nulle et nouille . Les années ont passé, Madame Mère s’est remariée à ce pauvre Marcel qu’elle mène à la baguette, Iris, toujours lumineuse, mène une vie paisible et aisée auprès de son mari, avocat de renom alors que Joséphine se débat avec un mari infidèle et au chômage, à Courbevoie. Elle souffre, notre pauvre Jo ! Rien ne va plus, elle met son mari dehors, subit les foudres de sa fille aînée Hortense, ado dans toute sa splendeur et se console avec son VIIème siècle chéri, là où elle se réfugie pour ses recherches.
Heureusement qu’elle peut compter sur sa plus jeune fille, Zoé, sa fidèle amie et voisine, Shirley.
Ce livre va nous permettre de suivre son parcours. A 40 ans, Joséphine va s’affirmer enfin et voir évoluer sa vie. Au contraire d’Iris.
Le début est un peu long, on se demande un peu dans quelle maison nous sommes tombés (comme dirait ma grand-mère) et les pages s’enchainent. Très vite, Joséphine devint si attachante que l’on veut à tout prix, la voir surmonter les épreuves. Les relations familiales sont très bien décrites, cette madame mère qui se veut toute puissante, ce pauvre Marcel coincé par l’argent, et surtout, ce lien entre les deux sœurs, à la vie, à la mort, prêtes à tout pour soutenir l’autre. Quitte à mentir …
J’ai aimé ce roman, je me suis attachée à Joséphine, celle qui parle aux étoiles dans un monde où seules les apparences comptent. Malgré tout, je ne peux que regretter quelques longueurs en ce qui concerne d’autres personnages. Ces 661 pages se lisent très bien mais j’avoue avoir sauté quelques passages (notamment sur ce pauvre Marcel) .On a envie de rire, de sourire, de s’émouvoir, on a le cœur qui bat, la larme au coin des yeux, l’émotion passe et c’est ce qui compte !
Une petite fille l'attendait dans le hall de l'hôtel. Sa petite fille à elle, son amour. La vie avait continué après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est la vie, Joséphine, fais-lui confiance. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans la valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée. (Extrait)
L’ensemble est très bien mené, on pénètre dans l’intimité de chacun, comprenant alors les points de vue et attitudes. Le tout est très humain, au final. Comme toujours, tout est plus trouble qu’il n’y paraît dans les vies de chacun et j’ai vraiment adoré ces différents angles. Il n’y plus forcément de bons et de méchants, au final…
C’est une saga que j’ai pris plaisir à lire, parce qu’elle parle de femmes, parce qu’elle nous parle.
Last but not least, la suite " La valse lente des tortues " vient de sortir en librairie…
12:13 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : livre, pancol, les yeux jaunes des crocodiles
14.06.2008
"Shoe addicts" de Beth Harbison ( Fleuve Noir)

Présentation de l'éditeur: Certaines femmes, paraît-il, n'atteignent jamais le plaisir. Lorna, Hélène, Sandra et Joss, quant à elles, savent très bien comment monter au septième ciel : il leur suffit de regarder, toucher, essayer et - comble de jouissance - s'offrir les plus belles chaussures de luxe must have du moment en faisant exploser leur compte en banque. Le problème, c'est qu'elles ne peuvent pas se contrôler. Ces droguées aiment les chaussures de manière compulsive, démesurée, irrationnelle, passionnelle... elles sont addicts. Et pour que leur plaisir ne reste pas solitaire, l'incorrigible acheteuse sur eBay endettée, la femme de sénateur, l'hôtesse de téléphone rose agoraphobe et la jeune baby-sitter harcelée par sa patronne, quatre pointures identiques, décident de former le club des " Shoe Addicts ". Chaque semaine, elles se retrouvent pour échanger escarpins, mocassins, sandales et autres petites paires aussi divines qu'irrésistibles... Mais bien plus que leur addiction commune, les quatre amies vont rapidement partager de nouveaux secrets. Des fardeaux jusque-là inavouables et devenus trop lourds à porter...
Ce livre est un joli clin d’œil à Sex and the city et son héroïne Carrie, accro aux Manolo ! Il y a aussi un peu de Desperate housewives mais après tout, ces séries n’ont rien inventés, ces destins de femmes existent bel et bien, il suffit de savoir regarder autour de soi !
Nul besoin cependant de partager cette passion pour les escarpins. Certes, les marques défilent et l’on peut se plaire à imaginer la courbe d’une chaussure mais ce qui reste essentiel, ce sont les liens que vont tisser ces femmes lors de leurs réunions, organisées par Lorna.
On connait toutes le principe d’un roman de Chick lit’ ou de comédie romantique, si vous préférez ;), les héroïnes sont généralement un paumées dans leur vie, aussi bien sur le plan professionnel que personnel : coincées dans un boulot qu’elles n’aiment pas ou en recherche d’emploi, se remettant d’une rupture douloureuse ou sont amoureuses de leur patron ou du premier homme beau et inaccessible… Le schéma est classique mais on passe un très bon moment à suivre les aventures de ces filles, tout en connaissant presque la fin, savourant les péripéties nombreuses des héroïnes. Peut -être parce qu’elles nous ressemblent forcément à un moment ou à un autre …
Shoe addicts, s’il ne révolutionne pas le genre, est cependant assez original. L’amour n’est pas laissé de côté mais ne participe pas forcément à l’intrigue principale, ces femmes se doivent d’abord se retrouver pour envisager la suite de leur vie. Elles n’auraient jamais du se rencontrer : elles viennent de milieux différents, mènent des vies bien distinctes, habitent dans différents quartiers…,
Et pourtant, malgré tout, Lorna, Hélène, Sandra et vont devenir amies et serrer les coudes dans les moments difficiles.
C’est frais, pas aussi léger qu’on pourrait le penser en voyant la couverture rose bonbon, souvent drôle et agréable. Le style est simple et clair. Les personnages principaux sont attachants, elles ne sont pas parfaites et alors ? Que celle qui n’a jamais craqué pour une paire de chaussures ou un autre accéssoire, resté dans un placard leur lance sa première Converse venue !
Un roman à déguster comme une confiserie en ne boudant surtout pas son plaisir !
***
Enfin, la bonne nouvelle de mon week-end, c'est que le film tant attendu est diffusé ce week-end, dans mon petit cinéma de quartier !

Etourdie comme je suis, j'ai failli passer à côté, persuadée qu'il ne passait pas avant la semaine prochaine mais il faut croire que les étoiles veillent sur moi !

Attendez-moi, les filles, j'arrive !

10:54 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : livre, shoe addicts
31.05.2008
"Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites" - Marc Levy (Robert Laffont)

Quelques mots posés sur un doc word d'un pc, terminée sur un autre, des notes sur un carnet qui partent dans tous les sens, que cette note aura été dure à écrire !
" Toutes ces choses… " nous propose de suivre les aventures de Julia Walsh, dessinatrice New Yorkaise, sur le point de marier et qui, alors qu’elle essaie sa robe, apprend le décès de son père, avec qui elle est brouillée depuis près de 20 ans. Soutenue par son meilleur ami Stanley, la jeune femme s’étonne cependant, de ne pas ressentir de peine.
Le lendemain de l’enterrement de son père, ce dernier se présente pourtant chez Julia et lui propose de se dire toutes choses qu’ils n’ont pas pu se dire durant les années d’absence et de brouille.
Commence alors une semaine très chargée en émotions pour Julia, qui n’est pas au bout de ses surprises !
Revenant à la fameuse comédie romantico- fantastique qui a fait son succès, Marc Levy, livre une histoire prenante, malgré les quelques longueurs du début, où il est question des rapports entre un père et sa fille, aujourd’hui adulte mais qui garde ses blessures de petite fille mais aussi d’amour et de seconde chance. N’aimant pas les comparaisons, je me vois mal faire un rapprochement avec " Et si c’était vrai ", roman que j’ai adoré et qui sert presque de référence mais qui reste unique.
Chaque histoire possède sa propre magie, son rythme. A nous d’être emporté ou non.
S’il est difficile d’entrer dans cette intrigue pour le moins originale, on peut aussi regretter les révélations qui tombent sur cette pauvre Julia, qui voit sa vie basculer en quelques heures. Les nombreux voyages qui nous mènent de NY à Berlin, en passant par Paris et Montréal, ne font que renforcer le sentiment de confusion que l’on peut parfois ressentir. Il faut accepter d’être dérouté, de laisser entrer une autre intrigue que le résumé ne laisse pas forcément supposer et se laisser porter. Ce n’est pas forcément un mal, cela nous permet au contraire d’aller plus loin que la simple relation père-fille, pourtant centrale et de se poser les bonnes questions sur les opportunités que peut offrir la vie, cette fameuse seconde chance .
L’attitude d’Anthony, ce père absent durant l’enfance de sa fille et pourtant si présent aujourd’hui, peut nous surprendre. Sa simple présence est un mystère !
Néanmoins, il s’agit encore d’une belle histoire, d’un conte moderne qui nous transporte loin de notre quotidien.
Alors oui, notre tête fourmille de questions, de suppositions, de doutes aussi quand au déroulement de l’intrigue et même des motivations d’Anthony mais notre attention est tout de même captée.
Le style d’écriture, souvent décrié est le même et ce, pour mon plus grand plaisir. A la manière d’un scénario de cinéma, laissant une place débordante à notre imaginaire, les images se succèdent. Les détails concernent plus, encore une fois, les atmosphères, les sentiments ressentis et ces petits choses comme l’odeur du café ou ce banc sous un arbre que les descriptions à proprement parlé.
Qu’il est difficile pourtant, d’écrire une critique d’un livre d’un auteur que l’on aime particulièrement !
Je reconnais que je suis plus encline à excuser certaines maladresses ou accumulations de faits, dans le cas présent, et à souligner la justesse des émotions, à défendre aussi des personnages bien malmenés par la vie.
Alors si vous me demandez, si au fond, j’ai aimé ce roman, je réponds oui, sans hésiter. Même si j’ai froncé les sourcils à plus d’une reprise, même si je me suis demandée où l’auteur voulait en venir plus d’une fois et me suis surprise à râler. Tout simplement parce le puzzle se remet en place, après quelques égarements et que Julia est décidément une héroine bien attachante !

A suivre : prochaine book review de "Into The Wild: voyage au bout de la solitude" de Jon Krakauer qui a inspiré le film, réalisé par Sean Penn ainsi que celle de "La rebelle" de Jennifer Donnelly
08:00 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : livre, marc levy, toutes ces choses....
19.05.2008
"Lipstick Jungle" de Candace Bushnell (Poche)
Présentation de l'éditeur
Elle vous a fait rire, rêver, fantasmer avec Sex and the City, chronique sans complexe et désormais culte du New York branché et de ses jet-setteuses débridées. Candace Bushnell revient avec trois nouvelles héroïnes : Nico, Wendy et Victory. Des battantes au top de leur carrière mais en perte de vitesse en matière de vie privée... Nico trompe son mari avec un mannequin qui pourrait être son fils, Victory oublie l'échec de sa dernière collection de vêtements dans les bras du premier milliardaire venu, et le mariage de Wendy avec un homme au foyer est en chute libre... Comment gérer le sexe, le business et l'amour lorsqu'on est une femme dans la jungle new-yorkaise ? Toujours aussi chic, drôle et glamour, le nouveau must de Candace Bushnell.
Si les héroines de Sex and the city sont désormais des amies bien connues, les femmes de Lipstick Jungle méritent tout autant d’être découvertes !
Les premières passent des heures à faire les magasins, analyser les relations amoureuses et sexuelles en buvant un Cosmopolitan, les secondes apparaissent à la fois comme plus posées et plus ambitieuses sur le plan professionnel.
Wendy, Nico et Victory ont la quarantaine et de très bonnes situations professionnelles. On sent qu’elles ont travaillé dur et qu’elles ne sont pas par hasard. La blonde Nico dirige un magazine Bonfire, avec fermeté, Wendy est la présidente de la Parador Pictures et doit pour cela, gérer les caprices des acteurs, réalisateurs, scénaristes afin de mener ses films aux Oscars et Victory est désormais une styliste reconnue qui voit cependant sa dernière collection remise en cause par la presse. Toutes les trois évoluent dans un New York chic, se retrouvant pour déjeuner dans les meilleurs restaurants ou s’offrant quelques heures de shopping, dans les bijouteries.
Participant à moins de soirées que Carrie et sa bande (sauf si elles concernent le travail), elles se concentrent sur leur carrière, tout en essayant de mener de front, un semblant de vie privée. Si ses deux amies sont mariées, Victory est célibataire et n’entend pas que son statut dicte sa vie. C’est une femme dynamique à qui, je me suis attachée.
A la fois indépendantes et intelligentes, elles réinventent les règles du jeu. Quitte à se heurter aux préjugés et habitudes de pensées : combien de personnes voient en elles, des défauts qui seraient perçus comme des qualités chez des hommes, dans la même situation ?
Pour apprécier Lipstick Jungle, pas besoin d’aimer Sex and the city, ce sont deux styles de femmes qui pourraient sans doute être amies mais qui, au final se montrent bien différentes. Il y a plus de maturité dans ce roman qui n’en reste pas moins agréable à lire. L’amitié est heureusement très présente, les filles se soutenant dans les bons comme les mauvais moments.
Bien évidemment, les chaînes de télé ne pouvaient pas laisser la possibilité d’un second succès avec ces filles, la série est née cet hiver sur NBC. Stéphanie en parle d’ailleurs ici.

Le choix des actrices correspond assez à l’idée que j’avais des filles en lisant le livre, je suis contente de revoir Lindsay Price notamment (un souvenir de Beverly Hills). La saison 1 ne comprend que 7 épisodes (fichue grêve des scénaristes !) mais je serais curieuse de la découvrir tant les photos semblent correspondre à l’esprit du livre.



10:12 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : roman, lipstick jungle, candace bushnell
17.05.2008
"Crimes et couches-culottes" de Jennifer Weiner (Pocket)
Présentation de l’éditeur :
Kate Klein a tout pour être heureuse : un mari avocat, une petite fille exquise, des jumeaux malicieux et une belle maison dans le Connecticut. Enfin ça c'est pour la forme. En vérité, Kate est mariée à un homme submergé de boulot, passe son temps à courir après ses diables d'enfants et s'ennuie ferme dans cette petite ville bourgeoise, bien-pensante, où il ne se passe jamais rien. Jamais rien ? Quand sa voisine Kitty l'appelle pour lui proposer un déjeuner, Kate ne se doute pas que ce tout petit événement va bouleverser sa vie. Alors qu'elle croit se rendre à un simple déjeuner cordial, elle trouve sa voisine morte, un couteau planté dans le dos. Ni une ni deux, Kate décide de mener l'enquête.
Après tout, avant d'être femme au foyer, elle a été journaliste. Pour un tabloïd, certes, mais tout de même ! Plus facile à dire qu'à faire. Car dans la petite ville d’Upchurch, les langues ne se délient pas facilement. Sans compter qu'un vrai détective n'est habituellement pas assujetti aux horaires des crèches, des cours de musique et des sorties au square… Mari jaloux ? Patronne furieuse ? Amant éconduit ? Connaissance du passé ? Entre deux tournées de lessive, Kate est bien décidée à démasquer l'assassin de Kitty…
Le titre est rigolo mais associé à cette couverture, j’ai peur qu’il desserve* un roman qui s’avère bien sur, frais et léger mais pas seulement puisqu’il livre aussi une peinture sociale assez juste sur ces les femmes au foyer, des quartiers chics américains déjà mises en lumière grâce à la série « Desperate Housewives ». Ne laissez jamais une couverture seule vous guider sur le choix d'un livre ...
Il y a celles qui sont parfaites, qui arrivent au parc bien habillées, un brushing parfait et des goûters bio dans leur sac dernier cri et il y a Kate qui est contente quand elle trouve quelques bonbons à la menthe, qui s’estime heureuse si elle n’a pas de tâche et qui a pris le temps de rassembler ses cheveux en queue de cheval, avant de monter dans son van.
Alors que ces nouvelles amies entretiennent leur corps à la gym, Kate n’arrive pas à perdre ses petits kilos en trop. Même si courir après ses jumeaux de 3 ans et sa fille de 4 ans s’avère assez sportif !
Bien sur ces femmes n’arrivent jamais en, retard à la sortie de l’école, ont un intérieur parfaitement rangé et décoré avec soin. Upchurch a des faux airs de Wisteria Lane où vivent des gens comme il faut, pas de vilains secrets derrière les rideaux des maisons, non …
Lorsque Kate est invitée à déjeuner par Kitty, l’une de ses femmes idéales, elle lui confie qu’elles ont un ami commun et qu’elle a des choses à lui confier. D’abord surprise, Kate se rend tout de même chez sa voisine et s’étonne qu’elle ne réponde pas aux coups de sonnettes répétés des jumeaux. Elle s’aventure seule dans la cuisine où elle découvre le cadavre de Kitty !
Son implication dans l’affaire aurait pu se terminer là si l’inspecteur ne semblait pas aussi incompétent et si l’assassinat de sa voisine n’éveillait pas en elle tant de questions, faisant même ressurgir cette personne du passé.
Au cours de son enquête, Kate va découvrir que sous les belles apparences se cachent bien des choses peu avouables. Aidée de sa meilleure amie Jane, Kate renoue avec sa vie d’avant, celle où elle ne passait pas à jouer, ranger, laver et consoler. Car, si elle aime ses enfants plus que tout, cette ancienne New Yorkaise a eu tendance à s’oublier, au cours de ses dernières années.
" Crimes et couches-culottes " mélange les genres et donne à réfléchir sur la vie de femme. Qu’est ce qu’une bonne mère ? N’accorde-t-on pas trop d’importance aux apparences ?
Le ton avec beaucoup d’humour.
Un roman très agréable qui se lit rapidement.
A noter que Jennifer Weiner est aussi l’auteur de "chaussures à son pied", adapté au cinéma sous le titre " In Her Shoes " avec Cameron Diaz, Toni Colette et Shirley McLaine. J'en parle ici
*Alors que je feuilletais le roman en attendant ma mère à la caisse de mon supermarché, j’ai vu une femme me sourire bêtement comme si je lisais le dernier Harlequin ou tout autre roman qui ne serait pas casse-tête. Vous savez, le genre de grimace qui dirait « gentille fille »…
12:00 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jennifer weiner, crimes et couches-culottes
28.04.2008
Garfiled, mon héros
Certains vénèrent Tintin, d'autres ne jurent que par Axtérix.
La bande dessinée est un genre assez grand pour chacun y trouve son bonheur ! J'ai toujours adoré Boule et Bill mais mon coeur bat plus encore pour ce gros chat orange et paresseux qu'est Garfield.

Né en 1978 sous le crayon de Jim Davis, ses activités préférées sont manger, dormir, re-manger, faire une sieste, s'amuser un peu d'Odie, le chien de la maison qu'il considère comme peu intelligent, re-dormir, courir après le facteur, dormir encore un peu, nous livrer quelques impressions sur la vie de son maître Jon, réclamer son assiette, saluer son ami la souris, dormir, boire un petit café le matin, haïr les lundis et se rendormir... Nous avons quelques goûts communs, je le reconnais.
C'est un chat indépendant comme peuvent l'être les félins, rusé et malin qui croque la vie (et les lasagnes) sous la forme de "réflexions"( car Garfield pense, il a quand même un sacré égo, le matou) : des habitudes de son original maître Jon, peu doué pour inviter les filles à dîner, à ses péripéties avec la balance, ses nombreux régimes, ses courses après le facteur, tout y passe !
Il peut se montrer cynique mais sa patte ne sort que le bout pointu de ses griffes...
Tout au long des différents tomes qui peuvent être lus dans le désorde, c'est la vie quotidienne de sa joyeuse bande qui se dessine sous nos yeux avec beaucoup, beaucoup d'humour et un regard très juste.

Les dessins sont très colorés, il se dégage beaucoup de gaiété de l'ensemble. Je vous recommande donc de lire les albums pour profiter pleinement de ce héros, de regarder à l'occasion un dessin animé le mettant en scène mais durtout de zapper le film adapté qui ne conserve pas le dessin original et la personnalité de Garfield, le réduisant à une pâle caricature de lui même. Certes, on passe un bon moment , "Jon" en devient plus intelligent et Jennifer Love Hewitt apparaît même au générique mais je reste vraiment une puriste et considère la bd comme la meilleure version possible.


NB: Chère It Girl, mon Top 5 des chansons de Souchon arrive dans la journée ;).
12:27 Publié dans Books | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : garfiled, jim davis
18.04.2008
... Je me ballade, une paille dans ma limonade ...
Lorsque je flâne dans les rayons "Jeunesse" des magasins, j'ai dix ans. "Je sais que c'est pas vrai mais laissez moi rêver que j'ai dix ans".
Les bandes dessinées me font de l'oeil, je peux rire rien en voyant le titre d'un livre illustré qui parle du mariage de la vache Marguerite et je n'hésite pas à feuilleter quelques ouvrages en résistant à la tentation de les acheter (craquant généralement pour les fêtes de fin d'année...).
Avant, c'était chouette, j'avais l'excuse par-fai-te : ma filleule. Je pouvais retomber en enfance avec elle, m'extasier devant les "Martine", ours en peluche et poupées Barbies. L'adolescence est malheureusement arrivée et je sens que je pourrais lui faire honte si j'étais la seule adulte présente à pousser des cris de joie devant les livres de sorcières pour 5-10 ans...
Heureusement, il y a d'autres petits romans qui n'en sont pas moins intéressants. Après tout, il reste toujours en nous, un peu de cet enfant ou ado que nous avons été... C'est charmant, un "grand" qui a les yeux qui brillent ! Surtout s'il est joli garçon ...
Comme promis à g. (même si je suis loin d'avoir son talent !), voici le petit roman auquel je n'ai pu résister. L'héroinne mange des cerises au chocolat et dévore les classiques de la littérature, tu comprends ...

Pour Mam'zelle Poupée, la preuve que nous sommes "copines de mood" puisque j'ai acheté ce livre sans savoir qu'elle en parlait ici (en me faisant un clin d'oeil au passage :p ) :

Enfin, je me dois de vous raconter comment Plume est entré dans ma maison.
Au départ, il était le cadeau choisi pour le bébé d'une amie. Tout doux, léger et adorable, j'espérais secrètement qu'il devienne le doudou* de cette demoiselle et le laissait sur mon bureau en attendant de faire mon paquet.
Erreur. J'étais cuite. Ne jamais sous-estimé le regard de l'ours en peluche. Impossible de l'envoyer.
Le lendemain, je courrais racheter le même pour le bébé et gardait celui-ci pour moi.
Depuis, il vit paisiblement sa vie de peluche sur mon lit.
Et comme il est très intelligent, il a compris le programme d'une partie du week-end :

*Point de "Oh" d'exclamation, svp, nous avons tous fce rêve caché d'être celui ou celle qui ravira à jamais, le sourire de l'enfant et la reconnaissance éternelle des parents du nouveau-né en lui offrant "ze"doudou. C'est un honneur suprême d'être la personne qui a acheté l'élu. A mon avis, c'est un coup à gagner sa place au Paradis, direct.
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04.08.2007
C'est dans la poche ! - deuxième partie
Bercée par une musique de Coldplay, je continue ma liste. Si vous saviez comme c’est agréable de taper, la fenêtre ouverte après une journée de chaleur, un air doux venant légèrement souffler contre ma joue… J'aime l'été quand il a cette couleur.
Le farniente peut aussi se pratiquer en lisant des livres un peu plus « sérieux ». Rien d’historique ou de métaphysique, je vous rassure mais croiser des personnages dont la vie bascule. Rien de mieux pour oublier ses propres soucis (La série « Urgences » a le même effet, je rattrape mon retard avec boulimie ces derniers jours).
Prenons par exemple, les livres de Douglas Kennedy, cet auteur américain qui aime tant la France.
Une relation dangereuse est le parfait exemple du roman que vous ne pouvez pas lâcher sans savoir envie de le reprendre pour dévorer la suite. Savoir ce qui ce va arriver à son héroïne devient votre dope. Sally est une femme qui a réussit sa vie professionnelle. Quand elle rencontre Tony, lors d’un reportage en Somalie, elle tombe amoureuse et décide de le suivre pour mener une vie normale à Londres où elle apprend qu’elle est enceinte. Ils auraient tout pour être heureux si le quotidien ne venait ternir un peu leur relation. Petit à petit, le malaise de Sally enfle et la naissance de son enfant n’est pas vécue comme un heureux événement…
L’auteur a du être une femme dans une autre vie, je ne vois que ça pour expliquer la façon qu’il a d’écrire ses romans à la première personne féminine. L’histoire de Sally en est la preuve et celle d’Hannah renforce ce sentiment. Les charmes discrets de la vie conjugale nous prouve que les actes ont des conséquences, que l’on choisisse ou que l’on subisse. Dans la première partie, Hannah est une étudiante plutôt sage dans cette Amérique des années 70. Elle ne pense qu’à mener une vie simple et épouser son petit ami de l’époque, au grand dam de ses parents. Dans la seconde partie, une action passée d’Hannah refait surface. L’Amérique a changé, le 11 septembre a eu lieu et il n’est pas évident que son passé soit accepté…
C’est réellement le livre que je vous conseille si vous ne deviez en lire qu’un de cet auteur. Pour le destin de cette femme sur fond de chronique de la vie américaine de ces 30 dernières années. C’est passionnant.
Restons aux Usa et visitons ce monde universitaire si particulier. De ces campus aux noms prestigieux qui font rêver même de l’autre côté de l’Atlantique nous avons bien souvent une image édulcorée. Tom Wolfe en dresse un portrait cinglant qui sonne terriblement juste dans Moi, Charlotte Simmons . Charlotte est un peu la douce colombe qui n’est jamais sortie de sa province et qui, même si elle est intelligente et douée, va devoir se confronter à la vie étudiante, à la cohabitation et à l’attirance qu’elle va ressentir pour ce garçon, issu d’une fraternité…
Enfin, si je ne devais ne vous parler que d’un livre, ce serait certainement celui là.
Bien loin de mes lectures plus légères ou du monde magique Potterien,voici le récit de Yalda, jeune fille afghane. Son regard sur notre vie occidentale est drôle et profond. Quand les femmes françaises enchainent les régimes, elle s’étonne. Parce que dans son pays, manger à sa faim est déjà un luxe. Notre liberté la surprend aussi, elle raconte alors sa vie là bas et la compare à celle qu’elle a l’occasion de vivre en France.Yalda a eu la chance de pouvoir rejoindre notre pays pour suivre ses études grâce à une journaliste du magazine Elle qui l’a encouragée à écrire son histoire. Au final, son journal est riche de sa culture et débordant de vie.
Je vous laisse les quelques lignes que j’avais écrit sur mon précédent « carnet » après avoir lu pour la première fois," le Journal de Yalda ":
« Le 20 novembre 2005,
Si je ne devais retenir qu’un livre parmi ceux que j’ai lu ces derniers mois, je choisirais ce journal tant il est enrichissant …
Il a ce ton grave et drôle mais toujours juste.
Yalda est afghane et a du fuir son pays avec sa famille au Pakistan.
A 17 ans s’offre à elle l’opportunité de venir faire ses études en France, une chance de découvrir une nouvelle culture mais aussi des libertés inconnues…
Yalda ôte son voile dans l’avion mais garde un profond attachement à ses racines, sa famille, ses valeurs et ouvre de grands yeux sur nos drôles de vies urbaines où il faut marcher vite, s’habiller autrement et où, comble de l’exotisme, les femmes font des régimes !
Un regard tendre mais lucide sur notre société où l’on est plus souvent seul mais où l’on choisit sa vie : se marier ou pas, poursuivre des études ou travailler…
Une occasion d’apprendre le vie de ces exilés et la dureté de la vie des femmes afghanes, leur manque de liberté qui saute aux yeux de toute française qui lit le livre : être mariée à un homme que l’on ne connaît pas du tout du jour au lendemain, devoir lui être soumise et savoir protéger une certaine forme d »honneur » -impossible ne serait ce pour les jeunes filles de tenir un journal, ce qui signifierait qu’elles sont amoureuses ou encore soutenir le regard d’un homme.
Traverser une rue sans se faire aborder relève du parcours du combattant…
Mais ce que je retiens de son récit, c’est que si la vie d’une femme dépend de la culture dans le pays dans lequel elle naît, les envies de vies meilleures sont les mêmes que l’on soit afghane ou française et qu’avoir 17 ans peut parfois donner le vertige mais qu’avancer dans sa vie reste un sentiment grisant… »
Je finirais en saluant la bonne idée de certains éditeurs qui proposent maintenant la même couverture pour un roman, quelque soit son format. C’est peut être un détail pour vous mais c’était souvent ce qui me poussait à acheter l’édition lors de sa première sortie…
Les libraires sont mes lieux de perdition où je suis capable de dépenser mon argent plus que de raison.
Il me reste encore tant de trésors à découvrir, comme le dernier Pancol, les commandements d’Alix Girod de l’Ain, les délices de la pièce montée (c'est de saison !) ou encore Lily La tigresse. Et je ne parle même pas du reste , notamment de vos conseils dont je prends note !
Il me reste à vous souhaiter une très bonne lecture ;)!
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