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The Shop Around The Corner

  • L'arbre d'Halloween de Ray Bradbury

    Si Dickens a marqué des générations de lecteurs avec son classique Un chant de Noël  ( a Christmas carol), Ray Bradbury nous propose avec  L’arbre d’Halloween, un conte fantastique qui revient aux origines de cette célébration qui a traversé les siècles et une réflexion sur la place des morts dans nos sociétés.

    arbre d'halloween,ray bradbury

    Un don ou t'es dindon !

    A la tombée de la nuit, le soir du 31 octobre dans une petite ville  du Midwest des Etats-Unis ,  Tom Skelton et ses amis se réunissent en costumes, pour la collecte de bonbons. L’excitation est à son comble mais leur meilleur ami , Pipkin,  celui qui est de toutes les aventures,  manque à l’appel : pâle et fatigué, il leur promet de les rejoindre plus tard et leur donne rendez –vous  à la grande demeure hantée à la sortie de la ville. En toquant à la porte de cette sinistre habitation, ils ne savent pas encore qu’ils vont rencontrer un personnage hors du commun, Montsuaire, qui va les entraîner à travers les âges et le monde pour découvrir l’histoire d’Halloween.   

    De l’Egypte à Paris, en passant par le Mexique et l’Irlande, les enfants apprennent les mystères de la fête des morts, l’éternel cycle de la vie et des saisons tout en cherchant à sauver leur ami Pipkin, personnage fil rouge toujours en avance et menacé.

    Le fantastique se prête particulièrement bien à ce voyage initiatique hors du temps. Comme  la bande d’amis, le lecteur se laisse entraîner et retrouve les rites les plus anciens en s’interrogeant sur la place des morts. Le ton est juste et sensible, à l’image du  regard de ces enfants, à la fois effrayés et passionnés.

    Montsuaire est un conteur né et on frissonne  (gentiment) tout au long de ce voyage extraordinaire et magique. Idéal pour la saison, évidemment.

    " _Mais, objecte Tom, quel rapport avec Halloween ?

    _ Tu ne le vois pas ? Que le ciel me confonde ! Quand la mort des tiens est quotidienne, tu n'as pas le temps de méditer sur elle. Tu ne songes qu'à courir et sauver ta peau. Mais quand tu peux enfin cesser de fuir ... alors tu as le loisir de t'interroger. De te demander d'où tu viens et où tu vas. Et le feu éclaire pour te montrer le chemin. Le feu et la foudre. Les étoiles à contempler au petit matin. Les flammes qui te protègent au fond de ta grotte. C'est dans leur lumière à la nuit tombée que l'homme des cavernes, l'homme proche encore de la bête, a pu cracher sa pensée en même temps que sa salive, la pétrir de sa curiosité face aux énigmes. Le soleil qui meurt dans le ciel. L'hiver qui vient comme une grosse bête blanche enterrer la nature sous la fourrure. Est ce que le printemps reviendra sur le monde ? Est ce que l'astre du jour renaîtra l'an prochain ou restera assassiné ? Ces questions qui obsédaient les Égyptiens les ancêtres de l'humanité se les posaient des millions d'années auparavant. Le soleil se lévera-t-il demain ?

    _ Et c'est comme ça qu'Halloween a commencé ?

    _ Oui, mes petits, avec de telles pensées, qui naissent et se prolongent au cours de la nuit. Toujours axées sur le feu. Le soleil. Ce globe lumineux qui s'éteint en s’abimant dans le ciel froid. Il devrait avoir si peur, notre aïeul primitif ... hein ? C'était la Grande Mort. Si le soleil s'en allait à jamais, quel serait donc l'avenir de la vie ?

    "

    arbre d'halloween,ray bradbury

     

    Comme chaque année, j'avais prévu quelques titres à lire pour cette période et en plus de ce court roman que j'ai adoré, j'ai opté pour le troisième tome d'Outlander, de Diana Gabaldon qui, avec ses voyages dans le passé, se prête particulièrement bien à la saison des sorcières. Il devrait m'occuper pendant quelques jours et je suis déjà ravie de retrouver l'univers de Claire et Jamie.

     

     

    L'arbre d'Halloween (1972) de Ray Bradbury , traduit de l'américain par Alain Dorémieux, Folio SF.

  • Meurtres en majuscules de Sophie Hannah ( le livre de poche)

    Hercule Poirot est de retour dans une nouvelle intrigue écrite par Sophie Hannah, une auteure de romans policiers reconnue en Angleterre (et dont j’avoue n’avoir jamais entendu parler) qui a eu l’idée de ressusciter le personnage, avec l’accord des ayant-droits d’Agatha Christie.

    Cette dernière avait un rapport complexe avec son personnage, elle n’hésitait pas à montrer son agacement vis-à-vis du détective belge en insérant dans ses romans Adrianne Oliver, son double, affublée d’un enquêteur aux nombreuses manies dont elle ne cessait de se plaindre.  Il est d’ailleurs amusant de noter qu’Hercule est le seul de ses célèbres personnage à bénéficier d’une vraie fin, dans une énigme parue après la mort de Christie et qui lui vaudra en 1975  la Une du New York Times, une première pour un personnage de fiction : "Hercule Poirot, le célèbre détective belge est mort" .

    Alors pourquoi, plus de trente ans après la disparation de la duchesse de la mort, décider de faire revivre Poirot ?

    Certainement par amour pour l’œuvre de Christie et  le désir de faire vivre cet héritage conséquent comme l’exprime Matthew Pritchard,  le petit-fils de l’auteure dans une interview : Ma grand-mère n'avait laissé aucune instruction à ce sujet, n'imaginant pas que son héros susciterait toujours de l'intérêt si longtemps après sa mort, poursuit Matthew Prichard. Le hasard a voulu que nous réfléchissions à une éventuelle suite, lorsque la romancière Sophie Hannah a fait savoir qu'elle pensait avoir une bonne idée pour un Hercule Poirot. Nous l'avons rencontrée et avons immédiatement été séduits par son projet.

     

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    Peu emballée par ce projet, hérissée à l’idée que Meurtres en majuscules ne soit pas fidèle à l’univers Christien que j’aime tant, j’ai entamé ma lecture très réservée.

    Pour cette intrigue, nous retrouvons le célèbre détecteur en 1929 alors qu’il semble goûter à un repos bien mérité dans une pension tranquille de Londres où il se voit rattrapé par le crime lorsque l’inspecteur Cacthpool  logeant à la même adresse, est confronté à une série de meurtres surprenants : deux femmes et un hommes viennent d’être retrouvés morts, dans le même hôtel Bloxham , tous les trois dans des chambres et étages différents et , ayant chacun ,un bouton de manchette aux initiale PIJ , enfoncé dans la bouche.

    Si vous ajoutez aux faits, la rencontre étrange entre une jeune femme terrifiée avec Poirot, la veille dans un petit restaurant du quartier, vous avez tous les ingrédients pour une bonne énigme, menée officiellement par Catchpool et finement orchestrée par le talentueux homme à la moustache qui ne perd pas une occasion de démontrer l’étendue de son esprit de déduction.

    Dans un premier temps, l’ensemble fonctionne très bien , le lecteur retrouve avec plaisir un univers familier et un personnage si souvent décrit et adapté à l’écran qu’il en est devenu connu de tous.

    Cependant, au-delà du schéma familier des romans de Christie, l’intrigue, à la fois compliquée et trop longue, s’enlise. Malgré un détour bienvenu dans la campagne anglaise et  le mystérieux passé des victimes, le dénouement mal ficelé ne peut convaincre les plus avertis : n’est pas Agatha qui veut !

    Si le personnage d’Hercule reste convaincant et plutôt bien reconstitué, quelques détails peuvent faire tiquer, il n’y a pas besoin d’accentuer les traits, Poirot se suffit à lui seul. De son côté, Catchpool qui est le narrateur, n’est pas à la hauteur de faire-avoir comme le capitaine Hastings, l'inspecteur Japp ou Miss Lemon, il se révèle fade et naïf.

    Pour certains, il y aura peut-être le plaisir de retrouver le détective mais les fins limiers sauront reconnaître ici un hommage maladroit.

    Quitte à reprendre des personnages, J’aurais préféré une nouvelle aventure de Miss Marple ou encore de Tuppence et Tommy Beresford qui moins connus que Poirot justement, pour éviter la comparaison qui est sans doute, inévitable si vous lisez les romans d'Agatha, depuis toujours ou presque.

     

    Meurtres en majuscules, une nouvelle enquête d'Hercule Poirot de Sophie Hannah au Livre de poche, traduit de l'anglais par Valérie Rosier (2014). 

  • LC: Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg

    Après notre lecture commune des Beignets de tomates vertes, Emy et moi avons eu envie de poursuivre notre découverte des romans de l’américaine Fannie Flagg avec Miss Alabama et ses petits secrets, son second livre traduit en français. 

     

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    Une fois de plus, l’auteure nous embarque dans le Sud des Etats-Unis en Alabama, dans sa ville natale de Birmingham où il fait bon vivre pour une intrigue qui réunit des femmes singulières aux caractères et personnalités atypiques. Leur amitié est solide et les nombreuses années passées  à travailler ensemble ont créés des liens forts.

    Cependant,  depuis la mort d’Hazel, le pilier de la bande et patronne de l’équipe, rien n’est plus pareil. Il faut dire qu’elle était un sacré personnage, qui avait tiré de sa petite taille et de son éducation reçue, une force et un atout, rien n’était impossible pour Hazel si elle avait décidé de l’obtenir !

    De son côté, à 60 ans Maggie est fatiguée. Autrefois Miss Alabama, elle est devenue agent immobilier après avoir rencontré Hazel. Célibataire, elle est estime avoir vécu le meilleur et s’apprete à mettre fin à ses jours. Elle a élaboré un plan très précis à suivre pour disparaître sans bruit , à l’image de la femme discrète et respectée qu’elle a toujours été.

    Un coup de fil de la dynamique Brenda la surprend et l’oblige à repousser ses plans. En effet, elle n’est pas à un jour près et décide de faire plaisir à son amie avant tout.

    Maggie ne le sait pas encore mais ces quelques jours de répit vont lui montrer que la vie vaut la peine d’être vécue et qu’elle a encore beaucoup à donner et recevoir …

    D’une idée de départ plutôt déprimante mais amusante (comme Maggie, essayer de faire une liste avec les +/- bonnes raisons de rester en vie), on aperçoit le potentiel décalé de l’intrigue ( penser aux derniers détails, régler les factures, fermer les comptes, dire au revoir aux proches mais aussi se assurer que l'on va bien mourrir et ne pas rater son suicide ) que la vie ne cesse de venir contrarier.  Le problème, c’est que l’’ensemble manque cruellement de rythme. Passé et présent se mêlent sans que l’on sache vraiment où l’auteure veut en venir, l’héroïne n’est pas aussi attachante que ça ( je dirais même qu'elle peut devenir agaçante) et j’ai tourné les pages en attendant un déclic qui ne s’est jamais produit. Pour tout vous dire, s’il n’avait pas été l’objet d’une lecture commune, je l’aurais abandonné au bout de 100 pages. Ce long démarrage n’est jamais rattrapé par un petit je ne sais quoi, on reste en surface, il manque un peu de profondeur. 

    Si la plume de Fannie Flagg n’est pas à remettre en cause, je regrette que la sauce ne prenne pas et surtout, le soulagement ressenti à la dernière page tournée.

    Une déception pour moi ( c'est rare !) , sans doute à la hauteur de mes attentes après les Beignets de tomates vertes,  mais je vous invite à lire les impressions d’Emy, sur son blog.

     

    Miss Alabama et ses petits secrets, Fannie Flagg (2010), traduit par Jean-Luc Piningre, chez Pocket

  • Questionnaire A à Z

    Il y a quelques jours, Victoria du blog Mango & Salt a posté une vidéo d'un questionnaire que je trouvais très bien fait et avec son autorisation, je le reprends aujourd'hui sur le blog. Depuis quelques temps, nous échangeons sur nos lectures respectives , notamment Outlander et j'aime particulièrement les billets qu'elle consacre aux livres et son idée de club de lecture ( le livre du premier mois était Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles de S. Hayes et L. Nyhan que j'avais lu en juin et beaucoup aimé. Le titre du prochain roman a été soumis à un sondage et j'attends d'en connaître le titre avec impatience pour participer).

     

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    C'est parti ...

     

    A- Author you’ve read the most books – l’auteur dont vous avez lu le plus de livres

    Sans surprise, Agatha Chrsitie, avec environ 35 romans lus. Il m’en reste presque autant et j’avoue redouter le jour où son œuvre sera épuisée …

     

    B- Best sequel ever – la meilleure suite de série

    Le tome 2 d’Outlander, Le talisman. Si  le premier avait la lourde tâche de planter l’action et de présenter les personnages, cette suite permet de passer à la vitesse supérieure et de gagner en rebondissements et intrigues. Diana Gabaldon surprend ses lecteurs dès les premières pages et je préfère encore Le Talisman au premier tome tant il est dense et prenant.

     

    C- Currently reading – lecture du moment

    Et je danse aussi  d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat (Fleuve édition) qui est un roman épistolaire bien VIVANT (ce détail a son importance) et je suis partagée entre l’envie de savoir et la crainte de le dévorer trop vite.

     

    D- Drink of your choice while reading – boisson préférée pendant la lecture

    Une tasse de thé chaude et réconfortante quand il fait froid et rafraichissante, en version glacée en été.

     

    E- Ebook or physical book- livre numérique ou livre papier

    Même si je laissé sa chance au libre numérique et lui reconnait la qualité essentielle de ne pas tenir de place, je lui préfère, comme Victoria, le livre papier. J’aime suivre l’évolution de ma lecture et l’objet en lui-même.

     

    F- Fictionnal character you probably would have dated in hIgh school – un personnage de fiction avec lequel on aurait aimé sortir au lycée

    Que celle qui n’a jamais craqué pour Edward Cullen me jette son intégrale de Twilight à la figure ! 

     

    G- Glad you gave this book a chance- un livre auquel vous êtes heureux d’avoir donné une chance

    Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg le mois dernier. J’avais un souvenir flou du film vu il y a très longtemps et j’ai aimé découvrir l’intrigue sur papier, en prenant mon temps, en me faisant ma propre idée des personnages.

     

    H- Hidden gem book – Un livre qui est un joyau caché

    La dame en blanc de Wilkie Collins que je n’aurais peut-être pas lu sans le prêt d’une amie et qui est, sans doute, l’un des meilleurs premiers romans policiers jamais écrits. L’intrigue prend le temps de s’installer puis gagne en intensité jusqu’à obséder son lecteur et arrive encore à le bluffer jusqu’au dernier moment !

    Dans la fournaise de l'été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite, s'apprête à quitter Londres pour enseigner l'aquarelle à deux jeunes filles de l'aristocratie, dans le Cumberland.
    Il laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger...
    Mais la campagne anglaise, malgré ses charmes bucoliques, n'apaise pas le jeune William autant qu il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d affirmer qu il ne s'agit pas d'un présage funeste...

     

    I- Important moment of your reading life – Un moment comportant de notre vie de lectrice

    Avoir laissé les livres prendre leur place dans ma vie. Ils me sont essentiels et prennent beaucoup de temps, de place  et d’argent aussi mais rien ne remplace le bonheur de lire alors je vis au milieu des piles et regarde beaucoup moins la télévision.

     

    J- Just finsished – livre que l’on vient de terminer

    Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg pour ma lecture commune avec Emy (le billet viendra ce week-end).

     

    K- Kind of books you won’t read- le genre de livres qu’on veut pas lire

    Pourquoi fermer les portes quand la lecture est, au contraire, une passion qui apporte son lot de surprises à chaque roman commencé ? Je n’ai pas d’à priori, il suffit de bien me parler avec passion d’une intrigue pour que j’ai envie de la lire.

     

    L- Longest book you’ve read- le livre le plus long qu’on ait lu

    Outlander, tome 2, Le talisman, avec près de 950 pages ou le dernier tome d’Harry Potter , lu en anglais à sa sortie et peut très bien servir de cale porte.

     

    M- Major book hangover- pire gueule de bois livresque

    Cette catégorie a été traduite comme un « trop plein  livresque » après une lecture passionnante qui voudrait que le reste paraisse fade à côté.

    Je préfère parler de ce drôle de sentiment que j’ai ressenti à la lecture du parfum de Patrick Sûskind puisque j’en suis sortie sonnée, à la fois mal à l’aise vis-à-vis du roman en lui-même et de cet écœurement que l’auteur a fait naître chez moi, à travers ses parfums si bien décrits et la satisfaction d’être arrivée au bout d’une sorte d’ovni littéraire dont je ne saurais dire aujourd’hui encore ce que j’en pense …

     

    N- Number of suitcases you own – nombres de blibliothèques que l’on possède

    Une grande bibliothèque et des piles de livres.

    Beaucoup de piles.

    Trop de piles …

     

    O- One book you’ve read mutilpe times – un livre que l’on a relu à de nombreuses reprises

    Je relis peu ce que je trouve dommage. Pourtant les romans de Jane Austen ou encore ceux de Daphné Du Maurier se prêtent bien à l’exercice comme Orgueil et préjugés, Persuasion ou encore Rebecca.

     

    P- Preferred place to read – endroit préféré pour lire

    J’aime lire assise, de préférence face à une table sur laquelle m’appuyer mais je m’adapte très bien à toutes les situations, peu importe l’environnement. J’ai même découvert le plaisir dans un café, à la fois au milieu du monde qui s’agite et dans ma bulle.

     

    Q- Quotes that inspires you- une citation qui nous inspire

    So many books, so little time ...

    Tellement de livres, si peu de temps ...

    Je crois que cela résume parfaitement ma vie de lectrice.

     

    R- Reading regrets- regrets de lecture

    Celui de ne pas avoir découvert plus tôt, quelques romans  comme Mathilda de Roald Dahl ou Papa Longues Jambes de Jean Webster que j’aurais adoré lire jeune.

     

    S- Series you’ve started and need to finish (all the books are already out) – séries commencées et que l’on doit encore finir dont tous les tomes sont sortis

    La trilogie de Deborah Harkness, il me reste le dernier tome à lire  Le nœud de la sorcière pour clore la saga qui serait d’ailleurs idéal dans le cadre d’une lecture d’Halloween  puisque les personnages principaux sont une sorcière et un vampire.

     

    T- Three of your all time favorite books- 3 livres préférés de tous les temps

    Les dix petits nègres d’Agatha Christie

    Orgueil et préjugés et Persuasion de Jane Austen

    Rebecca et Ma cousine Rachel  de Daphné Du Maurier.

    Impossible d’en choisir seulement 3 !

     

    U- Unapalogetic fangirl for – Même pas honte d’aimer ce livre

    Les romans jeunesse. Il existe des pépites qui peuvent être lues à n’importe quel âge et apporter tellement !

     

    V-  Very excited for this release- une sortie attendue avec impatience

    Le nouveau roman de Joël Dicker, Le livre des Baltimore aux éditions de Fallois. Comme beaucoup, j’ai été emportée par La vérité sur l’affaire Harry Quebert et je suis curieuse de retrouver l’univers de l’auteur.

     

    W- Worst bookish habits – Pire habitude livresque

    Corner les pages qui correspondent à des passages ou citations que j’aime pour pouvoir les retrouver facilement. Seulement si le livre m’appartient et je suis sûre de le conserver, réservé donc aux romans préférés.

     

    X- Marks the book – Marque l’endroit (27e livre de la bibliothèque, en partant du haut à gauche)

    Le premier tome de la série Muchachas de Katherine Pancol, la trilogie qui n’en est pas une et qui fait suite à celle des yeux jaunes des crocodiles. J’ai été déstabilisée par le personnage de Stella dans un premier temps, j’ai aimé enchaîner les tomes et je serais bien allée refaire le portrait à Ray Valenti, un monstre comme il en existe tant, malheureusement.

     

    Y- Your latest book purchase – dernier achat

    La troisième fille d'Agatha Christie 

     

    Z- Zzz- snatcher book that kept you way up late – un livre qui vous a tenu évéillé très tard le soir

    Comme j’aime dormir, il faut que se soit un très bon roman policier alors peut-être La vérité sur l’affaire Harry Quebert que j’ai eu tant de mal à lâcher avant de l’avoir terminé.

    De votre côté, si vous avez envie de y répondre sur votre blog ou en video ( c'est un tag qui vient des booktubeuses ) , lanc 

  • 3 bonnes raisons d'aller voir Le nouveau stagiaire au cinéma

    Le nouveau stagiaire ( The intern en vo) est une comédie américaine de Nancy Meyers avec Robert De Niro et Anne Hathaway dans les rôles principaux.

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    A 70 ans, veuf et retraité, Ben Withetaker s’ennuie. Il a bien essayé de s’intéresser à diverses activités, il ressent un vide dans sa vie qui ne demande qu’à être comblé. Quand l’occasion se présente de devenir un stagiaire senior dans une nouvelle entreprise qui vend des vêtements sur internet, Ben tente sa chance et replonge avec délice dans le monde du travail. Il se retrouve affecté auprès Jules Ostin, la jeune patronne de la start-up qui ne sait comment gérer ce nouvel arrivant jusqu’à ce dernier fasse ses preuves et se rende indispensable.

    Voici mes 3 bonnes raisons d’aller le voir au cinéma :

    • C’est un film de Nancy Meyers.

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    Cette scénariste,  productrice  et réalisatrice ne peut pas vous être inconnue, elle a participé à de nombreuses comédies romantiques à succès comme Baby-Boom avec Diane Keaton en 1987 puis Tout peut arriver (2003)  avec la même actrice et Jack Nicholson  , The holiday (2006) avec Cameron Diaz et Kate Winslet ou Pas si simple (It’s complicated – 2009) avec Meryl Streep . A chaque fois ce sont des films avec héroïnes féminines fortes qui prennent leur vie en main et rencontrent l’amour, avec une belle photographie et des décors et costumes soignés qui les rendent bien identifiables. Cette fois-ci, New York est encore mis en avant et on ne peut rester insensible à cet aspect du film, c’est le genre de lieux où l’on aimerait vivre et travailler.

    • Le duo Anne Hathaway – Robert De Niro fonctionne très bien.

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    Leur talent n’est plus à démontrer mais on pouvait craindre que le courant ne passe pas et c’est au contraire, une réelle complicité qui se noue sous nos yeux. De Niro excelle dans ce rôle de retraité décalé dans une entreprise moderne, un homme droit et honnête comme on en fait plus et qui ouvre les yeux sur la difficulté pour une femme d’allier une vie professionnelle riche et une vie privée équilibrée. Sans être paternaliste pour autant, Ben apporte à Jules une stabilité bienvenue dans sa vie trépidante et va lui permettre de faire le point sur ses aspirations. Il est amusant de retrouver Anne Hathaway dans le rôle de la patronne alors qu’elle s’est fait connaître comme étant la stagiaire de la terrible Miranda Priestly ( Meryl divine Streep) dans le Diable s’habille en Prada.  Elle assure grave et on y croit.

     

    • Au délà des différences entre générations qui peuvent être amusantes mais restent anecdotiques , la complexité pour une femme de mener une vie professionnelle prenante tout en ménageant sa vie de famille, de mère et d’épouse est mise en avant.

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    Bien entendu, Jules vit dans un monde privilégié où les fins de mois ne sont pas difficiles et pour autant, qu’il est dur pour elle d’assumer sa place alors que son mari est père au foyer et que sa fille l’attend à la maison. Jules est une jeune femme comme tant d’autres qui essaie tant bien que mal de tout concilier et qui voit pourtant ses bases vaciller par l’expansion inattendue de sa petite entreprise devenue grande.  Ben (De Niro) regarde tout ça avec une sensibilité et une empathie bienvenue. Au fil des semaines, il comprend les sacrifices et obligations, le couple mis en danger et le soutien qu’il peut apporter à Jules. Cela reste très américain dans le fond , disons que la réflexion menée ici ne révolutionnera pas le monde mais j’ai toujours trouvé les héroines de Nancy Meyers en phase avec leurs époques et les aspirations des femmes. Dans Baby-Boom, Diane Keaton devait déjà gérer la question de la maternité alors qu’elle héritait d’une petite cousine inattendue qui venait contrarier ses plans de carrière et sa vie privée ( c’est l’un de mes films préférés, à revoir) . Ok, c’est du féminisme made in Hollywood mais traité avec légèreté, drôlerie et finesse. Mine de rien, Nancy soulève aussi le problème pour un retraité aujourd’hui de rester actif et combien cette période de la vie peut être délicate à gérer.

    D’ailleurs, c’est un film qui peut se voir en couple, je pense. Robert De Niro ne pourra que faire rire les hommes alors que les femmes s’identifieront à Jules.

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    L’ensemble est rythmé et au bout des deux heures, vous ressortirez le sourire aux lèvres , la tête pleine de bons moments. Très américain, je vous le disais (encore plus vrai en vo, il faut voir Hathaway avec sa fille et cet "optimisme" toujours un peu surprenant – elle en fait trois tonnes et pourtant ça passe, ma mère appelle ça " tes américaines toujours en train de crier " et elle n’a pas tort) et pourtant très réussi.

    Idéal pour la petite séance ciné qui vide la tête et que l’on reverra avec plaisir en dvd. 

     

     

    Deux billets de blogs à lire en anglais :

    Cup of Jo a rencontré Nancy Meyers

    Un billet de blog déco avec un parallèle entre les décors des films et l'intérieur de Nancy Meyers