03/07/2012
Semaine anglaise #1 : Orgueil et Préjugés (1995)
Lorsque j'ai découvert l'univers de Jane Austen, j'étais loin de me douter qu'il existait alors des adaptations de ses romans puisque c'est un genre peu commun de notre côté de la Manche. Cette version d'Orgueil et Préjugés, qui date de 1995 est donc ma toute première adaptation et reste, aujourd'hui encore ma préférée !

En plus d'être fidèle au roman, son casting impeccable colle parfaitement aux personnages ! Des seconds rôles à Lizzie et Darcy, je n'ai pas ressenti de "malaise" lors du passage à l'écran (car c'est là, le plus important, le lecteur est vite fâché). Le format des 6 épisodes de 50 min permet de développer les intrigues et d'installer progressivement différents scènes-clés de l'oeuvre de Jane. Pemberley, le domaine de Darcy qui fera changer les sentiments d'Elizabeth est située à Lyme Park , pour les extérieurs et Sudbury Hall pour les intérieurs. Les plans où l'on voit la propriété avec le lac sont particulièrement semblables à l'idée que je pouvais en avoir et la fameuse scène de la chemise mouillée fait partie des passages cultes de toute janéite reconnue !

Le personnage de Darcy est particulièremnt soigné, ne boudons pas notre plaisir à le voir monter à cheval régulièrement, prendre son bain ou réparer les injustices comme lorsqu'il écrit cette longue lettre à Elizabeth pour lui expliquer la vraie nature de Wickham. Tout est dans le regard ... Notre beau Fitzwilliam ne pouvait pas être mieux interprété que par Colin Firth qui donne toutes ces lettres de noblesse à notre héros littéraire et il est amusant de noter qu'Helen Fielding, l'auteur de "Bridget Jones", s'est inspirée de cette adaptation pour créer son Mr.Darcy ! La carrière de Colin doit décidément beaucoup à cette chère Jane ...

Lizzie n'est pas en reste et je la trouve particulièremnt dynamique et indépendante. Jennifer Ehle campe une Lizzie plus vraie que nature et je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal avec l'autre "Elizabeth" de l'adaptation de Joe Wright qui, si elle présente une image léchée, m'a beaucoup moins séduite .
Je ne peux que vous conseiller de la regarder encore et encore, je vous assure que vous ne pourrez pas vous en lasser !

Foi de Mr Bennet !
A lire, le billet d'Alice de Jane is my wonderland qui résumé très bien ma pensée et tout le bien que je pense de cette adaptation . Je vous donne rendez-vous dès demain pour une nouvelle pause à Pemberley, avec la romancière PD James !

Les images (sauf la première) proviennent du tumblr : Mr and Mrs Darcy
Cette note participe au challenge Colin Firth, organisé par Emilie et que vous pouvez retrouver en cliquant sur l'image ci-dessous :
11:29 Écrit par Shopgirl dans Challenge Colin Firth, Colin Firth, Film, Roman anglais, ♥ | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
30/05/2012
Mettez un peu de Jane Austen, dans votre vie!
C'est rigolo comme les choses peuvent s'enchaîner et se faire écho : alors qu'un roman inspiré d'Orgueil et Préjugés vient de sortir chez Milady, "Les filles de Mr Darcy" (je vous en reparle très vite - livre lu, de bonnes choses, d'autres plus agaçantes), Arte propose un cycle Jane Austen durant le mois de juin !

Elizabeth Aston a consacré 7 romans aux personnages de Jane, on peut s'attendre à ce que la suite de cette "suite" nous parvienne dans les mois à venir.
- Au programme : La version 95 d'Orgueil et Préjugés avec Colin Firth dès jeudi prochain puis la rédifusion de Raisons et sentiments, version 08 . Suivront Le choix de Jane (Miss Austen regrets) et Orgueil et quipropos (Lost in Austen). Si j'ai déjà visionné les deux premiers, je serais ravie de découvrir les seconds et retrouver Jane sur nos petits écrans français
Vous pouvez retrouver ici, le joli dossier de presse .
- Pour compléter le tableau, le nouveau PD James, "La mort s'invite à Pemberley" paraît demain chez Fayard.
"Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.
Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle."

18:42 Écrit par Shopgirl dans Books, Challenge Colin Firth, Roman anglais | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : jane austen, arte, les filles de mr darcy
07/03/2012
Challenge Colin Firth #1: What a girl wants
Pour commencer ce challenge consacré à notre bel anglais (et organisé par Emy), j'ai envie de vous parler d'une comédie un peu" simplette" mais néanmoins attachante, qui date de 2003 et qui me semble peu connue sur la toile ...

Le point fort de Colin, c'est son jeu : il peut tout jouer et passer ainsi d'un beau film dramatique à l'interprétation soignée et travaillée à des comédies romantiques (plus ou moins bien écrites, reconnaissons-le) qui contribuent à le rendre si attachant. Quel que soit le scénario, son apparition suscite notre enthousiasme et nous fait perdre toute objectivité mais ça, c'est aussi la marque des grands, si vous voulez mon avis. Couinons mes soeurs, couinons.
Dans What a girl wants - Ce dont rêvent les filles , on ne peut nier que l'élement qui sauve l'ensemble du naufrage, c'est la présence de Colin. Avec son flegme britannique et ce second degré si délicieux qui nous donne une scène mémorable que vous devez absolument découvrir (attention, c'est spolier et priceless) , Mr Firth nous ravit.

Alors qu'elle a grandi loin de lui, aux Etats-unis, Daphne (Amanda Bynes) est déterminée à retrouver et rencontrer son père, qui est resté le grand amour de sa mère qui n'est autre que le potentiel futur premier ministre, l'aristocrate Henry Dashwood (oh le clin d'oeil à Jane Austen !). L'adolescente va devoir se plier au protocole pour ne pas risquer le poste de son père mais son tempérament impétueux et ses gaffes multiples font bousculer la bonne société anglaise ...

L'ensemble est très léger, il ne faut pas s'attendre à beaucoup, la jeune Amanda nous propose une héroine un peu stéréotypée et ses faux pas sont largement prévisibles mais sa relation avec ce père inconnu va se révéler touchante et joyeuse. D'abord surpris par cette tornade américaine, Henry va vite s'apercevoir que sa vie ne lui correspond plus et que l'essentiel est ailleurs ...

Happy end rose bonbon, à la clé. A réserver pour une soirée pyjama.
La bande-annonce, c'est par ici.
19:34 Écrit par Shopgirl dans Challenge Colin Firth | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note









