13.10.2008

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

De Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, disponible en avant-première chez France Loisirs.

Je tiens, avant tout, à remercier Clarabel d’avoir fait voyager ce livre, me permettant de le découvrir puisqu’il s’agit d’une exclusivité France Loisirs et que je ne suis malheureusement pas abonnée. Les éditions Robert Laffont auraient acheté le cercle qui est également disponible en librairies, en Vo pour les plus impatientes.

Comment me montrer à la hauteur de ce roman extraordinaire et vous transmettre mon enthousiasme ? Voilà la question qui me hante au moment où je tape cette note. Car il s’agit bien d’un coup de foudre !

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Si le titre vous intrigue, laissez-moi-vous éclairer sur ce petit bijou. Nous sommes au début de l’année 1946. Juliet Ashton est l’auteur de billets savoureux publiés pendant la guerre sous le pseudonyme d’Izzy  Bickerstaff, et regroupés dans un livre dont elle assure la promotion à travers le pays, dans différentes réunions, autour d’un thé. La jeune femme est la recherche du sujet de son prochain livre (mais qui peut-elle me rappeler ;) …) et reçoit un jour, une lettre provenant de l’île de Guernesey. Un jeune homme Dawsey Adams est en possession d’un livre de Charles Lamb ayant appartenu à la jeune femme qui a écrit son adresse à l’intérieur. Dans son courrier, cet inconnu  lui demande s’il lui serait possible de lui faire parvenir d’autres ouvrages puisqu’il ne reste aucune librairie sur son île (son propriétaire a fermé boutique quand le pauvre s’est aperçu que ses clients achetaient les livres pour se chauffer). Dawsey  lui parle de ses lectures, de réunions littéraires dans son village, auxquels de nombreuses personnes participent et de son quotidien insulaire.  Dans sa réponse, Juliet demande à en savoir plus et,  de fil en aiguille, se tisse une correspondance prolixe (parsemée ici ou là, de référence littéraires anglaises), entre les habitants de l’île et notre jeune anglaise, curieuse de découvrir les anecdotes de chacun …

Ce roman épistolaire est un délice, qui se lit très rapidement et qui laisse un sentiment de vide, une fois terminé, tant les personnages se montrent attachants. Sous prétexte de petits évènements du quotidien, le lecteur découvre avec Juliet, la vie sur l’île pendant l’Occupation.  A aucun moment cependant, le récit ne tombe dans le mélodramatique, il y a énormément de pudeur et de courage chez ces personnages.  J’ai été touchée, émue aux larmes mais j’ai aussi beaucoup ri et souri. Il y a finalement, beaucoup de vie et de justesse dans ce récit si bien que si j’avais du noté les passages aimés, j’aurais presque du recopier l’ouvrage en entier !

Ce livre est une bouffée d’air iodé qui vient fouetter le visage et les idées,  que j’ai adoré et que je vous recommande vivement !

Les avis de Clarabel et d'Emjy.

NB : Il s’agit du premier roman de Mary Ann Shaffer, écrit en collaboration avec sa nièce, Anne Barrows et malheureusement décédée en février avant la publication de son livre. On ne peut que regretter la perte d’un auteur si doué :'(...

Ps: Cela n'a rien à voir mais Lucifer est de retour. La guerre est déclarée...

06.10.2008

La lecture et moi

Voilà un tag de l'été pour lequel j'attendais d'avoir tout le temps nécessaire, pour répondre. Attention, il s'agit d'une longue note, prenez un thé et installez vous ;).

1. Quel(s) souvenir(s) gardez-vous de votre apprentissage de la lecture ? Que de bons et de doux souvenirs. Une petite école à la campagne, une vingtaine d’élèves, une institutrice adorable qui savait rendre le travail ludique et une méthode de lecture, un peu datée, très années 60, en fait

2. Vos lectures préférées, enfant ? J’aimais pouvoir lire seule les albums que ma mère me lisait alors comme les contes de Mme Hérisson. Bien sur, il y a eu la bibliothèque rose et Félicie la souris, devenu mon classique. Les écrits de la comtesse de Ségur avec un souvenir un peu amer des malheurs de Sophie parce qu’une poupée de cire était bien malmenée …

3. Aimez-vous la lecture à haute voix ? Petite , je passais des heures à écouter des 33 tours qui racontait diverses histoires et je serais curieuse de savoir si le plaisir serait le même, devenue adulte... C’est un exercice très difficile, il faut poser sa voix, respirer, garder l’intonation, je suis admirative des personnes qui maitrisent la pratique. Même si je reste convaincue que le lien avec certaines lectures sont trop intimes pour être transposés à l’oral.

4. Votre conte préféré ? Comme tout le monde, j’ai lu les classiques, étant enfant mais je peux pas dire quel est mon préféré… peut-être " La belle et la bête " parce qu'il va à l'essentiel, même si j’ai toujours préféré la bête au prince !

5. La meilleure adaptation d’un roman ou d’une pièce de théâtre ? "Orgueil et préjugés", la version de la BBC de 1995 avec Colin Firth qui est " Darcy " à mes yeux. Quand je lisais, je l’imaginais déjà dans la peau du personnage, sans savoir que cette adaptation existait. Sans doute influencée par Bridget Jones ;).

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Dans un autre genre, même si je n’ai pas lu le livre qui a inspiré le film, je voudrais citer " The Jane Austen book club " qui donne réellement une vision positive de la lecture, qui peut être l’occasion d’échanges et de rapprochements entre les personnes (c’est une activité trop souvent présentée comme solitaire, ce qui n’est pas le cas !). Et qui me donne envie de reprendre les livres de cette demoiselle anglaise.

6. Apprenez-vous par cœur certains poèmes, répliques de théâtre, extraits de romans ? Plus depuis longtemps. Certains passages me restent en mémoire parce que j’ai ressenti quelque chose de fort en les lisant mais je suis incapable de les réciter.

7. Avez-vous des livres ou des magazines dans vos toilettes ? Rien du tout ! Je détesterais ça. Je suis une Bree Van de Camp de la lecture, mes livres doivent rester nets, tout comme les magazines. Manie de vieille fille ?

8. Avez-vous plusieurs lectures en chantier ? Combien ? Lesquelles ? Cela m’arrive. Une biographie ou un classique avec un roman plus léger. Il y a certains livres que je lis sur plusieurs mois parce que le sujet, s’il est intéressant, se prête moins à une lecture continue. J’aime avoir une option de rechange si je perds le fil de mon livre principal.

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9- Le poète que vous ne cesserez jamais de relire / de vous réciter ? J’ai toujours eu un peu de mal avec la poésie, je regrette de ne pas avoir eu un professeur sachant me transmettre le goût de la poésie, le seul vers dont je me souvienne, remonte à l’école primaire et est lié à ma grand-mère :
" Il a neigé dans l’aube rose, si doucement que le chaton noir, croit rêver. C’est à peine s’il ose marcher. "
Il a neigé- Maurice Carême.
 
10. Le livre que vous avez lu le plus rapidement ? Le plus lentement ? Je pense avoir un rythme de lecture assez rapide qui malheureusement varie en fonction de mon humeur ! Je crois vraiment qu’il existe de nombreuses conditions qui font dévorer un roman ou pas.
Ceci-dit, je pense qu’aucun livre ne pourra jamais me sembler aussi dense et long que " La reine Margot "  -Dumas et " Le hussard sur le toit" de Giono. J’ai du les lire pendant l’été précédant mon entrée en seconde et j’ai vraiment maudit mon professeur de français tant j’ai du lutté pour en venir à bout.

11. Préférez-vous les éditions de poche aux originales ? Pourquoi ? Un format poche est moins cher et plus facile à transporter ! Cela permet d’essayer un nouvel auteur, d’élargir son horizon à moindre coût. Cependant, il y a des livres que j’aime avoir en grand format . Ou parce que je suis très impatiente et ne peut attendre leur sortie en poche !

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12. Le(s) livre(s) que vous ne rangez jamais dans votre bibliothèque et qui traînent toujours ? Tout traîne ! Il y a de nombreuses piles dans ma chambre. Je dois ranger ma bibliothèque différemment, ce que je repousse régulièrement …

13. Quel est votre rapport physique à la lecture ? Assis ? Couché ? Debout ? Très souvent, assise sur mon lit, le dos un peu courbé, une jambe ramenée sous le corps : je me rends très vite compte de l’inconfort de ma position mais si le livre me plait, je suis capable de rester très longtemps ! Sur une chaise, à la cuisine ou au salon (même s’il y a du bruit autour) , dans un fauteuil ou encore dans mon lit, allongée mais câlée sur mon oreiller.

14. Vos lectures sont-elles commentées, crayon en main ? Très rarement. Quelques passages entourés au crayon.

15. Offrez-vous des livres ? Oui, même si c’est délicat. J’aime savoir ce que la personne aime, avant de me jeter à l’eau. Partager un livre que j’ai vraiment aimé aussi.

16. La plus belle dédicace, que ce soit de l’auteur ou de la personne qui vous l’a offert ? Les dédicaces des personnes sont les plus belles. Je n’oserais jamais demander à un auteur de me dédicacer son livre, de toute façon ….

17. Quel est votre rapport sensuel au livre ? (Odeur, texture) ? Très important. En plus de sa forme qui ravit déjà mon œil, J’ai besoin de sentir, de toucher le livre. S’il est neuf, je ne réponds plus de rien !

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18. Quels sont les auteurs dont vous avez lu les œuvres intégrales ? J.K Rowling  évidemment. Tout Marc Levy même si ça ne compte pas pour certains. De nombreux livres d’Agatha Christie et je projette de boucler l’intégrale de Jane Austen, cette année.

19. Un livre qui vous a particulièrement fait rire ?" Shoe addict" de Beth Harbison ou encore ce roman un peu policier " Bubbles se coupe les cheveux les quatre " dont un passage me vaut encore un énorme fou rire, rien que d'y repenser .

20. Un livre qui vous a particulièrement émue ? ... " Ne t’inquiète pas pour moi " d’Alice Kuipers , " Notre petite vie cernée de rêves " de Barbara Wersba, " 13 petites enveloppes bleues " de Maureen Jonhson.

21. Le livre qui vous a terrifiée ?…

22. Le livre qui vous a fait pleurer ?" Ne t'inquiète pas pour moi" d'Alice Kuipers. " Notre petite vie cernée de rêves " de Barbara Wersba

23. L’avertissement / L’introduction qui vous a le plus marquée ? Je suis incapable d’en citer une …


24. Le titre le plus marquant, original, décalé, astucieux ? " Mange, aime, prie" d 'Elizabeth Gilbert. Dans le genre "mais qu'est ce que c'est que ce livre ?" , il se pose là !

25. Décrivez votre bibliothèque ? Il s’agit d’un grand meuble en bois qui tient, tout un mur de ma chambre, avec une partie en étagères où je range mes cd, mes livres mais aussi quelques produits de beauté. Il y a finalement peu de place pour l’ensemble de mes livres qui se partage alors dans des boites en rotin, noires ou en piles. J’avais acheté une grande malle en rotin pour organiser mon trésor mais cela reste encore à faire.

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26. Les livres dont vous vous êtes finalement débarrassé ? Je donne ou jette ce que je n’ai pas aimé. J’ai la chance de faire les bons choix depuis quelques temps, déjà.

27. L’endroit le plus insolite ou vous lisez ? ...

28. Il ne vous reste que trois jours à vivre : que souhaitez-vous lire ou relire ? Je ne relis pas. Je vis

29. Votre livre d’art préféré ? Tous les livres sur la peinture, notamment celles des Impressionnistes.

30. La bibliothèque idéale ? Immense, en bois, avec de nombreux rayons.

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31. L’incipit qui vous a le plus marquée ? (Le début d'un livre) /32. La clausule qui vous a le plus marquée ? (La dernière phrase d’un livre) : je n’ai aucune mémoire, Joker !

Avec du retard, je tiens aussi à souhaiter à Petite Fleur, un très bon anniversaire ! Je te souhaite le meilleur dans ce grand pays froid mais si beau ! De grosses bises !

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26.09.2008

La page 123...

Tagguée de tous côtés pour ce sympathique jeu, je m'exécute !

Le règlement :

  •  Choisir un livre, l'ouvrir page 123
  • Recopier les cinq lignes à partir de la 5e (donc, de la ligne 5 à 10)
  •  Indiquer les références du livre
    (auteur/éditeur/année)
  •  Citer la personne qui vous a tagué et taguer 4 autres personnes! (les avertir aussi)

"-Il est possible qu'il ait fait un peu de chacun de ces métiers, Mr Loockwood; mais je ne puis rien vous garantir. Je vous ai déjà dit que j'ignorais comment il a amassé son argent; je ne connais pas davantage les moyens qu'il a employés pour tirer son esprit de la sauvage ignorance où il était plongé. Mais avec votre permission, je vais continuer à ma façon, si vous pensez que cela doive vous distraire sans vous fatiguer." 

Je n'ai pas osé couper cette demoiselle Dean qui est la seule à me donner envie de finir le roman. Il s'agit pourtant des "Hauts de Hurle-Vent" (1847) d''Emily Brontë mais je n'arrive décidément à accrocher aux personnages, un brin tordus. Il reste néanmoins un classique que je tiens à finir, c'est donc pour cela que je me laisse encore le week-end pour tenter d'en venir à bout. Têtue la Shopgirl...Catherine m'agace, Heathcliff me laisse perplexe. Sombre et décidement peu avenant, je tiens grâce au récit de la bonne, la seule personne censée de l'histoire ...

Ce matin, j'ai commencé la journée en débaroulant d'une chaise de la cuisine qui s'est cassée ! Heureusement, je n'ai rien et j'en suis quitte pour un fou-rire mais je croise les doigts pour le reste de la journée soit bon...

Je vous laisse avec une interview de Meg Ryan dans InStyle (Ici) que je suis vraiment heureuse de retrouver !

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22.08.2008

"La fausse Veuve" de Florence Ben Sadoun (Editions Denoël)

« Ici, c’est la fausse vie pour toi comme pour moi. D’ailleurs pour supporter l’insupportable, j’ai toujours l’impression que nous sommes dans un film. Mais quand Claude Sautet va-il dire « coupez » ? «  (p.88)

Fausseveuve[8].jpgCe roman est le témoigne bouleversant d’une femme qui aime un homme. Ce dernier vient de faire un accident vasculaire cérébral et le diagnostic est terrible, sa femme est à son chevet, notre narratrice est reléguée au second plan, elle n’est que la « maitresse ». Les codes sociaux ne prennent pas en compte les sentiments, ni le fait qu’il  allait quitter son épouse…
Elle, qui vouvoie son amant, nous raconte son enfer. Celui d’être mise de côté qui n’est rien en comparaison de ce que vit son amant. Enfermé dans son propre corps, ne communiquant que par des battements de cils.

A ce moment là du récit, on peut se demander clairement s’il s’agit de fiction ou de réalité tant ce personnage semble proche de Jean-Dominique Baudy, le rédacteur en chef du magazine Elle qui en en décembre 1995 est victime du même accident cérébral qui le plonge dans cet état de « Locked-in – syndrome ». Conservant toutes ses capacités intellectuelles, il dicte grâce à ces battements de cils, le livre «  Le scaphandre et le papillon », qui sera ensuite adapté au cinéma. Je n’ai lu ni vu, ni l’un ni l’autre. J’en ai bien sur entendu parler, lu des articles de presse évoquant son expérience.

La narratrice se souvient des bons moments, du premier baiser. De son enfance aussi. Des mauvais aussi comme ces voyages au centre de rééducation, l’abattement qui suit les visites, le désarroi face à la situation, la douleur de le voir si diminué. Cette nouvelle vie qui n’en est plus une et ce deuil qu’il faut déjà faire, du vivant du malade. C’est la fin de l’histoire. Un autre est venu, l’espoir est revenu et c’est finalement très rassurant de pouvoir penser que cette femme est heureuse, après avoir traversé cetteépreuve. Ce n’est pas un happy end, ce serait trop facile. C’est tout simplement la vie qui continue, elle n’oublie certainement pas puisque, dix ans après, elle se permet de raconter sa vision des choses. 

Il y a beaucoup de pudeur dans les mots, une sincérité évidente. Ce récit si touchant se révèle prenant, on comprend très vite la détresse mais aussi l’amour, on sent presque l’odeur de l’univers hospitalier qui contraste tant avec nos quotidiens…

Est-ce que je me suis sentie un peu "voyeuse"en lisant ce court roman ? Plutôt. Est- ce que c’est un livre que je conseille, malgré tout ? Assurèment.

Ce n’est pas forcément un livre que j’aurais choisi de lire tant son sujet se révèle délicat. Je suis cependant heureuse d’avoir pu le découvrir (en avant-première !) grâce au site "Chez les filles "  et aux éditions Denoël que je remercie.

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Je vous recommande le billet d’Hélène (encore un nouveau blog à lire !) qui se très juste ( que se soit sur le livre en lui-même ou l'opération).

16.07.2008

"Into the wild- Voyage au bout de la solitude" - Jon Krakauer

Alors que sort, aujourd'hui, le dvd du film de Sean Penn, j'ai envie de vous parler de ce livre qui a servi de support à l'adaptation.

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Tout commence avec l'histoire vraie de Chris MacCandless, brillant étudiant amércain, fraîchement diplômé, qui décide de prendre la route pour découvrir son Idéal de vie. Son but est de séjourner en Alaska et pourtant, pendant deux ans, il sillone l'Amérique, fait des rencontres qui resteront gravées à jamais dans la vie de ceux qui l'ont croisés. Que recherchait il vraiment ? Une certaine compréhension de l'humain, une vie saine détachée des biens matériels et codes de la société. Ce n'était pas un jeune homme inconséquent. Il était intelligent, se passionnait pour le philosophe Thoreau et Jack London, espérait revenir de son périble , en paix avec lui-même. Il n'était pas suicidaire et s'il n'a pas toujours pas pris toutes les précautions nécessaires, ce n'est pas par stupidité. Il croyait certainement, en l'être humain, en son aventure.

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Le "vrai", Chris McCandless 

Si ce désir de solitude l'avait conduit sur les routes, c'est paradoxalement, le besoin de partager ce qu'il ressent, qu'il le pousse à vouloir revenir. Il écrira alors sur un livre " Happiness only real when shared " (" Le bonheur n'est réel que quand il est partagé "). Malheureusement, son corps sera retrouvé quelques mois plus tard par des randonneurs, sans que personne n'ait pu lui venir en aide.

Jon Krakauer, aimant lui même la nature et particulièrement la montagne, a donc essayé de retranscrire ce qu'a été le périble et les motivations de McCandless, à partir du peu d'éléments laissés par Chris lui même et surtout des témoignages de ces "compagnons de voyage" recontrés pendant ces deux années. L'auteur nous livre une enquête approfondie, riche qui nous permet de mieux comprendre ce désir de grands espaces.

Ce qui m'a frappée, c'est justement la trace qu'il a laissé derrière lui, combien ces personnes ont pu s'attacher à lui et garder intact son souvenir. Ce garçon n'était pas ordinaire...

Etant moi-même tout le contraire de l'aventurière, j'ai essayé de comprendre Chris à travers ce livre. Et même si je l'ai lu au mois de mai, je garde encore une certaine émotion en pensant  lui. J'aurais aimé qu'il revienne, lui dire de mieux se préparer, le mettre en garde...Je reste convaincue que Chris aurait pu faire de grandes choses.

Ce livre, c'est aussi des non dits, des silences qui pèsent ou au contraire, soulagent. C'est un questionnement sur soi, la société, la place que nous avons. C'est un livre très fort qui laisse des traces.

Certains faits ont été remis en cause, il ne peut exister d'histoires vraies sans controverses et on peut retrouver quelques exemples ici . Il est notamment reproché à Krakaeur d'avoir insisté sur l'aspect romantique et héroique de cette aventure que nombres d'habitants de l'Alaska considèrent avec le recul, comme "suicidaire". Pour ma part, je n'ai pas eu ce sentiment en lisant ce livre et pardonne bien volontiers les quelques" écarts " supposés avec la réalité, Chris n'ayant pas laissé de traces ou si peu , de ces deux années.

La critique de LIRE: Ici

En attendant de découvrir l'adaptation ciné qui a charmé nombre de bloggueuses ;)...

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26.06.2008

De sombres lectures ...*


Découvrez E.S. Posthumus!

Au milieu des mes livres souvent qualifiés (à tort) de "guimauve " (le proche est un être taquin), se cachent des textes bien plus durs. Très bien écrits, ils explorent ce que l’être humain peut avoir de plus obscur.
Il y a encore quelques années, j’aurais été comme le personnage de Joey Tribbiani dans Friends, qui cache dans le frigo, le livre qui lui fait si peur (impossible de me souvenir du roman en question, celui de Rachel : Little women peut être ? Je suis presque sure qu’il a échangé un Stephen King. Fans de la série, n’hésitez pas à rafraîchir ma mémoire de poisson rouge !).

Prenant peur à minuit dans la maison familiale endormie à cause d’un Mary Higggins Clark, je ne pense pas que j’aurais été capable de venir à bout de tels écrits sans en rêver la nuit ou sursauter au moindre bruit.
Pourtant depuis Agatha Christie découverte à l’âge de 12 ans, je n’ai cessé d’aimer les romans policiers, préférant cependant les intrigues résolues autour d’un thé aux enquêtes de Patricia Corwnel par exemple, jurant alors que jamais, je ne pourrais me plonger dans les aventures de Kay.

C’était avant …

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"Sur ma peau" - Gillian Fynn
Thriller vraiment prenant où L’héroïne va devoir affronter le passé et ses propres démons pour résoudre les meurtres perpétrés dans la ville de son enfance. Certains passages sont difficiles, il faut surmonter la souffrance et les angoisses qui serrent cette jeune femme pour enfin, venir à bout de cette histoire et  faire face à un dénouement terrifiant.

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La couverture est hideuse, je vous l'accorde...

" Un tueur si proche"- Ann Rule
Si le premier livre est heureusement une fiction et permet de prendre alors un certain recul, par rapport aux évènements, le récit d’Ann Rule se base, au contraire sur des faits réels qui vous glacent le sang. Quand elle a rencontré Ted Bundy, dans les années 70 au centre d’appels d’urgences Seattle, l’auteur était d’imaginer quel personnage se cachait derrière l’étudiant aimable et attentionné…
Parce qu’elle écrivait déjà sur des faits divers, qu’elle a fait partie elle-même de la police et qu’elle a pu garder des liens étroits avec les autorités, suivre les faits au jour au jour, elle a décidé de présenter son enquête, n’omettant pas de préciser ses sentiments à l’égard de cet homme dont elle a douté de la culpabilité, dans un premier temps puis avec qui, elle a continué d’échanger, jusqu’au bout.
Le nombre de crimes commis par ce dernier restera inconnu, notre homme s’étant révélé être l’un des plus grands serials killers de l’histoire des Etats-Unis.

L’analyse des faits présente une trame prenante : le lecteur se sent littéralement happé .
Les détails des crimes sont horribles, certains passages insoutenables. Ann Rule montre cependant beaucoup de respect vis-à-vis des jeunes femmes disparues, permettant de les présenter en tant que personnes et non plus seulement comme les victimes de ce monstre. C’est sans doute, notre besoin de comprendre cette horreur, dans la mesure du possible qui l’emporte et qui nous fait tourner les pages, frénétiquement. Pour ma part, j’ai vraiment eu l’impression de m’expatrier à chaque page, de remonter le temps et pouvoir ressentir la peur de la population et l’impuissance de la police, notamment dans l’état de Washington.

On ne sort pas sans questions d’une telle lecture. La violence d’un seul homme nous dépasse. Ce sont des pages très éprouvantes, qui nécessitent de revenir à des histoires plus légères, sous peine de devenir un brin paranoïaque en sortant de chez soi mais elles se révèlent enrichissantes et passionnantes.

* Note dédicacée à Mam'zelle Poupée qui me prouve, chaque jour, que l'on peut être une fille qui aime Hello Kitty et ce genre de romans :).

17.06.2008

"Les yeux jaunes des crocodiles" - Katherine Pancol (Livre de Poche)

pancol.jpgUne couverture colorée, un résumé plus que flou au dos du livre «"Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie. " et de nombreux avis enthousiasmes auront fini par me faire céder et lire mon premier Pancol. Qui ne sera certainement pas le dernier.

Il était une fois une famille comme tant d’autres, où Madame Mère, une femme peu avenante, domine son monde. Elle a deux filles, de son premier mariage. Iris, l’aînée, belle et brillante que tout le monde regarde et envie et Joséphine qui se décrit elle-même comme  nulle et nouille . Les années ont passé, Madame Mère s’est remariée à ce pauvre Marcel qu’elle mène à la baguette, Iris, toujours lumineuse, mène une vie paisible et aisée auprès de son mari, avocat de renom alors que Joséphine se débat avec un mari infidèle et au chômage, à Courbevoie. Elle souffre, notre pauvre Jo ! Rien ne va plus, elle met son mari dehors, subit les foudres de sa fille aînée Hortense, ado dans toute sa splendeur et se console avec son VIIème siècle chéri, là où elle se réfugie pour ses recherches.
Heureusement qu’elle peut compter sur sa plus jeune fille, Zoé, sa fidèle amie et voisine, Shirley.

Ce livre va nous permettre de suivre son parcours. A 40 ans, Joséphine va s’affirmer enfin et voir évoluer sa vie. Au contraire d’Iris.
Le début est un peu long, on se demande un peu dans quelle maison  nous sommes tombés  (comme dirait ma grand-mère) et les pages s’enchainent. Très vite, Joséphine devint si attachante que l’on veut à tout prix, la voir surmonter les épreuves. Les relations familiales sont très bien décrites, cette madame mère qui se veut toute puissante, ce pauvre Marcel coincé par l’argent, et surtout, ce lien entre les deux sœurs, à la vie, à la mort, prêtes à tout pour soutenir l’autre. Quitte à mentir …

J’ai aimé ce roman, je me suis attachée à Joséphine, celle qui parle aux étoiles dans un monde où seules les apparences comptent. Malgré tout, je ne peux que regretter quelques longueurs en ce qui concerne d’autres personnages. Ces 661 pages se lisent très bien mais j’avoue avoir sauté quelques passages (notamment sur ce pauvre Marcel) .On a envie de rire, de sourire, de s’émouvoir, on a le cœur qui bat, la larme au coin des yeux, l’émotion passe et c’est ce qui compte !

Une petite fille l'attendait dans le hall de l'hôtel. Sa petite fille à elle, son amour. La vie avait continué après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est la vie, Joséphine, fais-lui confiance. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans la valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée. (Extrait)


L’ensemble est très bien mené, on pénètre dans l’intimité de chacun, comprenant alors les points de vue et attitudes. Le tout est très humain, au final. Comme toujours, tout est plus trouble qu’il n’y paraît dans les vies de chacun et j’ai vraiment adoré ces différents angles. Il n’y plus forcément de bons et de méchants, au final…

C’est une saga que j’ai pris plaisir à lire, parce qu’elle parle de femmes, parce qu’elle nous parle.
Last but not least, la suite " La valse lente des tortues " vient de sortir en librairie…

14.06.2008

"Shoe addicts" de Beth Harbison ( Fleuve Noir)

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Présentation de l'éditeur: Certaines femmes, paraît-il, n'atteignent jamais le plaisir. Lorna, Hélène, Sandra et Joss, quant à elles, savent très bien comment monter au septième ciel : il leur suffit de regarder, toucher, essayer et - comble de jouissance - s'offrir les plus belles chaussures de luxe must have du moment en faisant exploser leur compte en banque. Le problème, c'est qu'elles ne peuvent pas se contrôler. Ces droguées aiment les chaussures de manière compulsive, démesurée, irrationnelle, passionnelle... elles sont addicts. Et pour que leur plaisir ne reste pas solitaire, l'incorrigible acheteuse sur eBay endettée, la femme de sénateur, l'hôtesse de téléphone rose agoraphobe et la jeune baby-sitter harcelée par sa patronne, quatre pointures identiques, décident de former le club des " Shoe Addicts ". Chaque semaine, elles se retrouvent pour échanger escarpins, mocassins, sandales et autres petites paires aussi divines qu'irrésistibles... Mais bien plus que leur addiction commune, les quatre amies vont rapidement partager de nouveaux secrets. Des fardeaux jusque-là inavouables et devenus trop lourds à porter...

Ce livre est un joli clin d’œil à Sex and the city et son héroïne Carrie, accro aux Manolo ! Il y a aussi un peu de Desperate housewives mais après tout, ces séries n’ont rien inventés, ces destins de femmes existent bel et bien, il suffit de savoir regarder autour de soi !


Nul besoin cependant de partager cette passion pour les escarpins. Certes, les marques défilent et l’on peut se plaire à imaginer la courbe d’une chaussure mais ce qui reste essentiel, ce sont les liens que vont tisser ces femmes lors de leurs  réunions, organisées par Lorna.

On connait toutes le principe d’un roman de Chick lit’ ou de comédie romantique, si vous préférez ;), les héroïnes sont généralement un paumées dans leur vie, aussi bien sur le plan professionnel que  personnel : coincées dans un boulot qu’elles n’aiment pas ou en recherche d’emploi, se remettant d’une rupture douloureuse  ou sont amoureuses de leur patron ou du premier homme beau et inaccessible… Le schéma est classique mais  on passe un très bon moment à suivre les aventures de ces filles,  tout en connaissant presque la fin, savourant les péripéties nombreuses des héroïnes. Peut -être parce qu’elles nous ressemblent forcément à un moment ou à un autre …

Shoe addicts, s’il ne révolutionne pas le genre, est cependant assez original. L’amour n’est pas laissé de côté mais ne participe pas forcément à l’intrigue principale, ces femmes se doivent d’abord se retrouver pour envisager la suite de leur vie. Elles n’auraient jamais du se rencontrer : elles viennent de milieux différents, mènent des vies bien distinctes, habitent dans différents quartiers…,
Et pourtant, malgré tout, Lorna, Hélène, Sandra et  vont devenir amies et serrer les coudes dans les moments difficiles.

C’est frais, pas aussi léger qu’on pourrait le penser en voyant la couverture rose bonbon, souvent drôle et agréable. Le style est simple et clair. Les personnages principaux  sont attachants, elles ne sont pas parfaites et alors ? Que celle qui n’a jamais craqué pour une paire de chaussures ou un autre accéssoire, resté dans un placard leur lance sa première Converse venue !

Un roman à déguster comme une confiserie en ne boudant surtout pas son plaisir !

***

Enfin, la bonne nouvelle de mon week-end, c'est que le film tant attendu est diffusé ce week-end, dans mon petit cinéma de quartier !

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Etourdie comme je suis, j'ai failli passer à côté, persuadée qu'il ne passait pas avant la semaine prochaine mais il faut croire que les étoiles veillent sur moi !

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Attendez-moi, les filles, j'arrive !

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31.05.2008

"Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites" - Marc Levy (Robert Laffont)

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Quelques mots posés sur un doc word d'un pc, terminée sur un autre, des notes sur un carnet qui partent dans tous les sens, que cette note aura été dure à écrire !

 

Toutes ces choses… "  nous propose de suivre les aventures de Julia Walsh, dessinatrice New Yorkaise, sur le point de marier et qui, alors qu’elle essaie sa robe, apprend le décès de son père, avec qui elle est brouillée depuis près de 20 ans. Soutenue par son meilleur ami Stanley, la jeune femme s’étonne cependant, de ne pas ressentir de peine.

Le lendemain de l’enterrement de son père, ce dernier se présente pourtant chez Julia et lui propose de se dire toutes choses qu’ils n’ont pas pu se dire durant les années d’absence et de brouille.

Commence alors une semaine très chargée en émotions pour Julia, qui n’est pas au bout de ses surprises !

Revenant à la fameuse comédie romantico- fantastique qui a fait son succès, Marc Levy, livre une histoire prenante, malgré les quelques longueurs du début, où il est question des rapports entre un père et sa fille, aujourd’hui adulte mais qui garde ses blessures de petite fille mais aussi d’amour et de seconde chance. N’aimant pas les comparaisons, je me vois mal faire un rapprochement avec " Et si c’était vrai ", roman que j’ai adoré et qui sert presque de référence mais qui reste unique.
Chaque histoire possède sa propre magie, son rythme. A nous d’être emporté ou non.

S’il est difficile d’entrer dans cette intrigue pour le moins originale, on peut aussi regretter les révélations qui tombent sur cette pauvre Julia, qui voit sa vie basculer en quelques heures. Les nombreux voyages qui nous mènent de NY à Berlin, en passant par Paris et Montréal, ne font que renforcer le sentiment de confusion que l’on peut parfois ressentir. Il faut accepter d’être dérouté, de laisser entrer une autre intrigue que le résumé ne laisse pas forcément supposer et se laisser porter. Ce n’est pas forcément un mal, cela nous permet au contraire d’aller plus loin que la simple relation père-fille, pourtant centrale et de se poser les bonnes questions sur les opportunités que peut offrir la vie, cette fameuse  seconde chance .
L’attitude d’Anthony, ce père absent durant l’enfance de sa fille et pourtant si présent aujourd’hui, peut nous surprendre. Sa simple présence est un mystère !

Néanmoins, il s’agit encore d’une belle histoire, d’un conte moderne qui nous transporte loin de notre quotidien.
Alors oui, notre tête fourmille de questions, de suppositions, de doutes aussi quand au déroulement de l’intrigue et même des motivations d’Anthony mais notre attention est tout de même captée.

Le style d’écriture, souvent décrié est le même et ce, pour mon plus grand plaisir. A la manière d’un scénario de cinéma, laissant une place débordante à notre imaginaire, les images se succèdent. Les détails concernent plus, encore une fois, les atmosphères, les sentiments ressentis et ces petits choses comme l’odeur du café ou ce banc sous un arbre que les descriptions à proprement parlé.

Qu’il est difficile pourtant, d’écrire une critique d’un livre d’un auteur que l’on aime particulièrement !
Je reconnais que je suis plus encline à excuser certaines maladresses ou accumulations de faits, dans le cas présent, et à souligner la justesse des émotions, à défendre aussi des personnages bien malmenés par la vie.

Alors si vous me demandez, si au fond, j’ai aimé ce roman, je réponds oui, sans hésiter. Même si j’ai froncé les sourcils à plus d’une reprise, même si je me suis demandée où l’auteur voulait en venir plus d’une fois et me suis surprise à râler. Tout simplement parce le puzzle se remet en place, après quelques égarements et que Julia est décidément une héroine bien attachante !

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A suivre : prochaine book review de "Into The Wild: voyage au bout de la solitude" de Jon Krakauer qui a inspiré le film, réalisé par Sean Penn ainsi que celle de "La rebelle" de Jennifer Donnelly

03.03.2008

Un peu de tendresse : Futur Papa, le retour !

Après un dimanche printanier très agréable, passé en famille autour de ma grand-mère (un bouquet de jonquilles, une raclette et la vie est plus chouette !), il est bien difficile d’ouvrir ses volets et de constater qu’il fait gris (Il est mort le soleiiiilllll), décidément, les lundis matins ne font rien pour être aimés …

Heureusement que la toile réserve de bonnes surprises ! Devinez qui j’ai retrouvé au hasard de mes clics ? Heureusement que la toile réserve de bonnes surprises ! Devinez qui j’ai retrouvé au hasard de mes clics ?

Futur Papa ! Version 2.0, le comeback du retour !

J’en vois quelques uns, dans le fond, contre le radiateur,  se demander « futurpapaqquoi? » une petite explication s’impose donc.

Il était une fois, un homme qui, lorsqu’il apprit la grossesse de sa femme, ne prit pas ses jambes  spn cou fut ému et heureux de l’arrivée d’un bébé à la maison. Bouleversé mais attentif à plein de petits détails de ce nouveau quotidien à presque trois, il s’est mis, non seulement à  conter ses aventures sur son pc et a décidé de créer un blog, pour  se motiver à continuer dans un premier temps.

Il faut savoir que Futur Papa est un peu l’homme dont nous rêvons toutes, il peut être parfois un peu maladroit mais il garde un œil plein de tendresse sur celle qui partage sa vie, ses textes sont à la fois drôles, émouvants, attachants  …
Comme tant d’autres lecteurs assidus de son premier blog, j’eus la chance de suivre presque en direct toutes les étapes de ces 9 mois et c’est avec plaisir que j’appris qu’il allait être édité !

Son livre est toujours disponible dans les bonnes librairies, je le conseille vraiment ! Même si vous n’êtes pas un futur papa. Ni une future maman. Vous sourirez forcément. Vous rirez aussi. Verserez peut être une petite larme à la naissance de bébé. Apprendrez des choses aussi. Passerez un bon moment, de toute façon.

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Mais là, vous allez me dire « bébé est là, il n’est plus Futur Papa, il a perdu le titre quoi… Pff, même pas drôle... »

Figurez-vous qu’un petit être s’agite de nouveau et donne des petits coups de pied dans le ventre rond de Future Maman ! Et toc !
Du coup, Futur Papa a repris la cape et la plume ici  et poursuit son blog. Dans la vie, il s’occupe aussi de Mademoizelle et a une tête sympa.